Cinq jours ont passé depuis le carnage qui a fait 39 morts. Les moments de recueillement se multiplient, tout comme les arrestations. Mais le suspect court toujours.

La traque se poursuit pour retrouver l'auteur de l'attaque d'Istanbul

Les forces de l'ordre turques ont procédé jeudi à de nouvelles arrestations alors que se poursuit la traque pour retrouver l'homme qui a ouvert le feu dans une boîte de nuit d'Istanbul au Jour de l'An, faisant 39 morts, dont une Canadienne.
Le vice-premier ministre turc Veysi Kaynak a assuré jeudi que l'étau se resserre autour du suspect, qui s'est volatilisé après l'attentat. M. Kaynak a dit que la police croit que l'homme, qui serait membre de la minorité chinoise musulmane des ouïghours, se trouve toujours en Turquie.
L'agence de presse officielle Anadolu rapporte que les forces de l'ordre ont mené dans le district de Silivri des perquisitions pendant lesquelles elles ont arrêté un nombre inconnu de membres de cette minorité. Les individus arrêtés seraient soupçonnés d'avoir aidé le suspect.
Au moins 39 personnes, dont 11 femmes, avaient déjà été épinglées relativement à l'attaque contre la boîte de nuit huppée Reina.
Daech (le groupe armé État islamique) a revendiqué l'attaque en expliquant avoir voulu punir la Turquie pour ses opérations militaires dans le nord de la Syrie. La plupart des victimes de l'attentat sont des étrangers originaires du Moyen-Orient.
Les autorités turques affirment que le tireur, qui se serait enfui à bord d'un taxi, a été identifié, mais son identité n'a pas encore été révélée. La presse turque a publié de multiples photos du suspect, dont un égoportrait qu'il aurait filmé sur la célèbre place Taksim d'Istanbul.
Le quotidien Sabah, qui est proche du gouvernement, écrit que le suspect est un Kirghize né en 1988.
Dans une entrevue accordée du quotidien Harriyet, le vice-premier ministre Numan Kurtulmus souligne le «professionnalisme» de l'attentat et évoque l'implication possible d'agents du renseignement étrangers.
La sécurité a été resserrée à travers le pays, notamment aux aéroports, pour empêcher le suspect de filer.