L'ex-pdg d'ExxonMobil, Rex Tillerson était auditionné, mercredi, par la Commission des affaires étrangères du Sénat pour être confirmé comme secrétaire d'État.

La Russie est un «danger», affirme Tillerson

Le chef de la diplomatie américaine nommé par Donald Trump, l'ex-pdg d'ExxonMobil, Rex Tillerson, a pris mercredi le contre-pied d'accusations de proximité avec Moscou en dénonçant le «danger» russe pour l'Europe et en assurant qu'Américains et Russes ne seraient «jamais amis».
Le patron du géant pétrolier mondial entre 2006 et 2016, auditionné par la Commission des affaires étrangères du Sénat pour être confirmé comme secrétaire d'État, est un proche du président russe Vladimir Poutine avec lequel le président désigné des États-Unis prône justement un rapprochement. Cette audition de M. Tillerson se tient dans un contexte extrêmement lourd : les États-Unis accusent la Russie d'avoir interféré dans leur campagne présidentielle dans le but de favoriser Donald Trump et de discréditer Hillary Clinton. Et le prochain locataire de la Maison-Blanche a démenti mercredi avoir fait l'objet de pressions russes, après que des médias eurent publié des notes du renseignement américain faisant état de dossiers compromettants sur lui qui seraient aux mains de Moscou.
«La Russie représente aujourd'hui un danger», a jugé d'emblée Tillerson. Il a condamné le fait que Moscou avait «envahi l'Ukraine en s'emparant de la Crimée et apporté son soutien aux forces syriennes», réclamant une «réponse vigoureuse» des États-Unis.
M. Tillerson, un Texan de 64 ans qui a fait toute sa carrière chez ExxonMobil, avait tissé dès 1999 une relation qu'il avait lui-même qualifiée un jour de «très proche» avec le chef du Kremlin. Ce dernier l'avait d'ailleurs décoré en 2012 de l'Ordre de l'amitié, une décoration décernée aux étrangers.