Donald Trump

La rébellion républicaine face à Donald Trump s'intensifie

La rébellion républicaine face à Donald Trump ne cesse de prendre de l'ampleur.
La sénatrice républicaine du Maine Susan Collins - une politicienne modérée qui se méfie depuis longtemps de M. Trump - a fait savoir tard lundi qu'elle ne votera pas pour lui lors de l'élection présidentielle de novembre.
Quelques jours après avoir apostrophé M. Trump pour avoir déclaré que les réfugiés somaliens du Maine sont dangereux, Mme Collins a écrit dans les pages du Washington Post qu'elle est de plus en plus «consternée par le flot incessant de commentaires cruels» du candidat républicain et par son incapacité à «reconnaître ses erreurs ou à s'excuser».
Mme Collins a ajouté qu'elle n'appuie le candidat d'aucun des deux grands partis, mais elle a précédemment indiqué être ouverte à l'idée de voter pour la démocrate Hillary Clinton.
Mme Collins se joint donc au nombre croissant de républicains qui tournent le dos à M. Trump. Une cinquantaine d'anciens responsables républicains de la sécurité nationale ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils affirment que le milliardaire est le candidat le plus irréfléchi de toute l'histoire américaine.
M. Trump a contre-attaqué en déclarant que les signataires sont tout aussi responsables que Mme Clinton du gâchis dans lequel se trouve la planète et de la montée du groupe armé État islamique.
Trois débats
La présidente de la campagne de Mme Clinton a fait savoir tard mardi qu'elle participera aux trois débats télévisés prévus d'ici le jour du scrutin.
M. Trump se dit prêt à y participer lui aussi, mais il a dénoncé le fait que deux des trois débats soient organisés le même soir que des matchs de la Ligue nationale de football. Il a accusé les démocrates d'avoir «truqué» l'horaire.