Farouche avocate du président américain en toutes circonstances, cette femme de 36 ans au style direct a hérité à l’été 2017 du poste très exposé, de Press Secretary.

La porte-parole Sarah Sanders quitte la Maison-Blanche

WASHINGTON — Donald Trump a annoncé jeudi le prochain départ de Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, louant la combativité de cette «guerrière», proche collaboratrice depuis la campagne de 2016.

Farouche avocate du président américain en toutes circonstances, cette femme de 36 ans au style direct a hérité à l’été 2017 du poste très exposé, de Press Secretary.

Régulièrement interrogée sur les tweets provocateurs ou les sorties agressives de Donald Trump à l’encontre des médias, elle s’est souvent retrouvée en position délicate et a été critiquée pour ses approximations, voire ses contre-vérités, dans ses interactions parfois tendues avec les journalistes.

En rupture avec une tradition solidement établie depuis des décennies, elle a depuis plusieurs mois abandonné le briefing quotidien dans la salle de presse de la Maison-Blanche, lui préférant des séances de questions/réponses improvisées et souvent cacophoniques, à l’image de celles dont raffole le milliardaire républicain.

«Notre merveilleuse Sarah Sanders quittera la Maison-Blanche et rentrera chez elle dans l’État de l’Arkansas à la fin du mois», a tweeté M. Trump, sans donner la moindre indication sur le nom de celui ou celle qui pourrait la remplacer.

Il a ajouté espérer qu’elle soit un jour candidate à la fonction de gouverneur de cet État, un poste qu’a occupé son père Mike Huckabee, personnage marquant de la politique américaine. «Elle serait fantastique!» a-t-il lancé.

Loyauté 

Peu après, à l’occasion d’une cérémonie sur la réforme de la justice en présence de la vedette de télé-réalité Kim Kardashian, M. Trump lui a rendu un hommage particulièrement appuyé, ce qui est plutôt rare de la part d’un président en froid avec nombre de ses anciens collaborateurs.

Saluant «une amie, une magnifique personne», il a estimé qu’elle avait fait «un travail incroyable».

Disant, des larmes dans la voix, sa fierté d’avoir travaillé pour Donald Trump, Sarah Sanders a assuré qu’elle resterait l’un de ses soutiens les plus «loyaux». Et s’est dite convaincue que le milliardaire républicain remporterait la présidentielle de 2020 et avait, par conséquent, encore «six années incroyables» devant lui à la Maison-Blanche.

Les Américains ont découvert cette femme à l’accent du Sud marqué, née dans la petite ville de Hope, dès les débuts de l’administration de Donald Trump, en tant qu’adjointe du porte-parole Sean Spicer.

«Donald Trump perd une porte-parole de grande qualité», a tweeté son père, Mike Huckabee. «Je dis cela avec la même objectivité que celle de CNN-Fake-News vis-à-vis du président», a ajouté l’ancien gouverneur, coutumier, comme Donald Trump, de violentes attaques contre les journalistes.