Donald Trump a affirmé cette semaine qu'il pourrait accorder à la Chine un délai supplémentaire si un vrai accord était en vue.

La Maison-Blanche salue des progrès dans les négociations commerciales avec la Chine

WASHINGTON — Les discussions qui se sont tenues cette semaine à Pékin entre les États-Unis et la Chine pour régler leurs différends commerciaux ont permis des progrès, mais "beaucoup de travail" reste à faire, a déclaré vendredi la Maison-Blanche.

Ce communiqué de l'exécutif américain continue de faire référence à la date butoir du 1er mars pour conclure ces pourparlers, sans mentionner de délai, une éventualité évoquée cette semaine par le président Donald Trump. «La semaine prochaine, les discussions se poursuivront à Washington au niveau ministériel et vice-ministériel», comme l'avait auparavant annoncé le président chinois Xi Jinping, a également confirmé la Maison-Blanche, au terme de deux jours de négociations dans la capitale chinoise.

Les États-Unis menacent de faire passer le 1er mars de 10 à 25 % les droits de douane sur des produits chinois représentant 200 milliards de dollars d'importations annuelles.

Donald Trump a affirmé cette semaine qu'il pourrait accorder à la Chine un délai supplémentaire si un vrai accord était en vue.

«Durant les discussions, la délégation des États-Unis s'est concentrée sur des problèmes structurels, dont le transfert imposé de technologies, les droits de propriété intellectuelle, le piratage informatique, l'agriculture, les services, les barrières non tarifaires, et la monnaie», a énuméré la Maison-Blanche.

Les pourparlers ont également porté sur l'achat de biens et services américains par la Chine, dans le «but de réduire le vaste déficit commercial permanent des États-Unis» avec Pékin, ajoute le communiqué.

Les deux parties se sont enfin entendues pour que «tout engagement soit consigné» dans un protocole d'accord, précise la Maison-Blanche.

Le président chinois Xi Jinping a reçu vendredi les négociateurs américains, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le représentant pour le Commerce Robert Lighthizer, les deux parties se quittant sur une note optimiste.

L'annonce de la rencontre avec le président chinois avait été interprétée comme un très bon signe à Washington.