Le portrait dans l'entourage de Donald Trump a beaucoup changé, comme on peut le constater sur cette photo prise peu après son arrivée à la Maison-Blanche. De gauche à droite: le président Trump, l'ex-chef de cabinet Reince Priebus, le vice-président Mike Pence, l'ex-conseiller à la sécurité Michael Flynn, l'ex-conseiller Steve Bannon et l'ex-porte parole Sean Spicer.

La longue liste des «virés» de Trump

WASHINGTON — Rex Tillerson a rejoint mardi une longue liste de collaborateurs ayant quitté leurs fonctions, plus ou moins forcés, depuis l’entrée du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier 2017. En voici les principaux.

Rex Tillerson, secrétaire d’État 

L’ancien PDG d’ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars, après des mois de tensions et d’humiliations de la part de M. Trump sur la stratégie diplomatique américaine, que ce soit sur l’Iran ou la Corée du Nord. Censé porter la parole des États-Unis, l’ancien patron était souvent coupé des processus de décision. L’un de ses proches a d’ailleurs expliqué qu’il n’avait pas parlé au président avant son éviction, annoncée sur Twitter.

Gary Cohn, conseiller économique 

Cet ancien patron de la banque d’investissement Goldman Sachs a quitté son poste de conseiller économique principal du président le 6 mars pour protester contre la décision du dirigeant d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium, ultime goutte d’eau après plusieurs désaccords de fond entre lui et M. Trump.

Steve Bannon, stratège

Le «président Bannon», comme était surnommé ce discret, mais très influent conseiller de l’ombre, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu’il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.

Proche de l’extrême droite, sa cohabitation avec d’autres ténors à la Maison-Blanche a tourné à la guerre interne mais, même hors de Pennsylvania Avenue, il a assuré qu’il continuerait à se battre «pour Trump». Il a démissionné le 18 août après 210 jours à son poste.

Reince Priebus, secrétaire général 

Ancien président du parti républicain, le discret Reince Priebus avait hérité du rôle stratégique de «chief of staff», le secrétaire général de la Maison-Blanche. Mais il n’a jamais réussi à imposer la discipline parmi les collaborateurs du président. Il a quitté le navire le 31 juillet après 189 jours, face au manque de soutien de son chef.

Sean Spicer, porte-parole 

Il avait probablement le travail le plus délicat de la Maison-Blanche : sous-titrer pour la presse et le monde entier les propos du président Trump, parfois brouillon, souvent provocateur, toujours imprévisible. Dès le premier jour, la tâche est apparue complexe, voire intenable. Il a quitté les arcanes du pouvoir après 182 jours, le 21 juillet.

Michael Flynn, le conseiller 

L’ex-conseiller à la sécurité nationale n’a tenu que 22 jours. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, Michael Flynn a fait les frais, le 13 février, de l’affaire russe, dont il est l’un des principaux protagonistes.