Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen de nouveau condamné pour ses propos sur les chambres à gaz

Le fondateur et ancien chef du Front national, Jean-Marie Le Pen, a connu deux revers devant la justice française, mercredi.
Il a de nouveau été reconnu coupable de contestation de crime contre l'humanité pour avoir répété que les chambres à gaz nazies étaient un «détail» de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Un tribunal de Paris lui a imposé une amende de 30 000 euros (44 826 $ CAN). Il devra aussi verser un dédommagement aux trois associations qui avaient porté plainte contre lui.
L'homme de 87 ans avait été reconnu coupable du même crime en 2012 pour avoir déclaré que l'occupation nazie de la France n'avait pas été «particulièrement inhumaine».
M. Le Pen avait été condamné, il y a des dizaines d'années, pour avoir déclaré que les chambres à gaz nazies étaient un «détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale». Il a fait le même commentaire l'an dernier.
M. Le Pen a été chassé de la direction du Front national par sa fille Marine, qui est devenue la présidente du parti.
Une seconde condamnation
Dans une deuxième cause, un tribunal de Nice a condamné M. Le Pen, mercredi, à une amende de 5000 d'euros (7471 $ CAN) pour provocation à la haine et à la discrimination ethniques pour des propos discriminatoires à l'égard des Roms, tenus en 2013.
L'ancien chef du FN avait alors déclaré : «Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante.»
Il devra aussi verser 1500 euros (2241 $ CAN) à trois associations dont SOS Racisme, a indiqué l'avocate d'un des plaignants, Patricia Suid, à l'Associated Press.