Des grévistes indiens ont marché dans les rues de Hyderabad.

Inde: des millions de fonctionnaires en grève

Des millions de fonctionnaires indiens ont débrayé vendredi pour dénoncer des réformes sociales, en maintenant que l'intention du gouvernement de rehausser le salaire minimum des travailleurs non qualifiés ne va pas assez loin.
Le gouvernement du premier ministre Narendra Modi affirme que ces réformes, qui incluent l'ouverture de certains secteurs aux investissements privés et étrangers, sont nécessaires pour stimuler la croissance.
Une dizaine de syndicats exigent toutefois du gouvernement qu'il offre la sécurité sociale et les soins de santé à tous, et qu'il double son offre de salaire minimum pour correspondre à l'inflation.
Des États comme celui du Kerala et le territoire de Delhi offrent déjà des salaires minimums supérieurs à ceux de la nouvelle cible d'entre 9100 roupies et 13 598 roupies (178 $ CAN et 266 $ CAN).
Les syndicats dénoncent aussi l'intention du gouvernement de se retirer des services publics et de permettre davantage d'investissements directs dans certains secteurs.
Si la capitale, New Delhi, et le coeur financier du pays, Mumbai, n'ont été que peu touchés par la grève, la vie quotidienne a été fortement perturbée ailleurs, notamment dans l'État du Kerala où le gouvernement régional dirigé par le Parti communiste s'est rangé derrière les grévistes.
Dans les régions les plus durement touchées, les transports publics ont été paralysés et les bureaux gouvernementaux fermés.
180 millions de travailleurs
Les leaders syndicaux affirment qu'environ 180 millions de travailleurs - y compris les employés de banques publiques, les enseignants, les travailleurs postaux, les mineurs et les ouvriers de la construction - ont participé au débrayage, mais ce chiffre n'a pu être confirmé de source indépendante.
Les entreprises privées n'ont pas été touchées.