La première rencontre officielle entre Vladimir Poutine et Donald Trump est prévue à 13 h 45 GMT (9 h 45, HE) en marge du sommet du G20.

G20 : première rencontre Trump-Poutine

Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine ont entamé leur tout premier entretien vendredi, en marge du sommet du G20 de Hambourg en Allemagne, a constaté un journaliste de l'AFP.
«C'est un honneur d'être avec vous», a déclaré Donald Trump.
«Je suis ravi de vous rencontrer et j'espère que (...) cette rencontre se soldera par un résultat positif», a indiqué pour sa part Vladimir Poutine.
«Nous avons parlé au téléphone, mais les conversations téléphoniques ne sont jamais suffisantes», a-t-il souligné.
Les deux dirigeants se sont entretenus au téléphone à quatre reprises depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis, mais n'ont encore jamais eu de tête-à-tête.
Vendredi, en face de M. Poutine, le président américain a qualifié ces entretiens téléphoniques de «très, très bons».
Le général H.R. McMaster, conseiller à la Sécurité nationale, avait alors souligné que Donald Trump souhaitait une relation «plus constructive» avec la Russie et que l'un des objectifs du déplacement du président américain en Europe était de mettre en place «une approche commune face à la Russie» et «répondre au comportement déstabilisateur» de la puissance russe.
En décembre 2015, des mois avant l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, Vladimir Poutine avait qualifié le candidat républicain d'»homme brillant et plein de talent» et de «favori incontesté de la course présidentielle». En retour, M. Trump avait à l'époque loué en son futur homologue «un dirigeant fort», «un dirigeant puissant». Mais les deux hommes ne se sont jamais rencontrés.
En fait, les relations entre la Russie et les États-Unis sont au plus bas depuis le renforcement par Washington de sanctions contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne.
Les États-Unis se sont également opposés à Moscou en lançant une frappe punitive contre l'armée syrienne après l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, en avril. En réponse, la Russie avait brièvement interrompu la coordination militaire avec les États-Unis en Syrie pour éviter des incidents entre les forces des deux pays.
Vladimir Poutine avait jugé quelques jours plus tard lors d'un entretien avec la presse russe, que les relations entre la Russie et les États-Unis s'étaient «dégradées» depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Les promesses du président américain de normaliser les relations entre Moscou et Washington se sont également heurtées aux accusations de collusion entre la Russie et des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.
En dépit des tensions avec Moscou, le président américain a toujours semblé retenir ses critiques à l'encontre du président russe. Il n'a notamment jamais clairement accepté les conclusions des agences de renseignement américaines selon lesquelles la Russie s'était rendue coupable d'ingérences dans l'élection présidentielle de novembre 2016.