Des parents attendent dans le stationnement après la fusillade au Freeman High School de Rockland

Fusillade mortelle au lycée

Un lycéen a ouvert le feu dans son établissement mercredi dans le nord-ouest des États-Unis, tuant un élève et en blessant grièvement trois autres, d'après la police.
La fusillade a démarré vers 10h (13h, heure du Québec) au lycée Freeman High School de Rockford, près de la petite ville de Spokane. L'établissement a été confiné tout comme les écoles voisines pendant l'intervention de la police et des équipes médicales et jusqu'à l'arrestation du tireur.
«Aujourd'hui, un lycéen est venu à l'école armé, il est entré dans l'école, a sorti une arme et à ce moment-là il a tenté de tirer et l'arme s'est enrayée», a expliqué lors d'une conférence de presse Ozzie Knezovich, shérif de Spokane, située à cinq heures de route à l'est de Seattle.
L'adolescent a alors «attrapé une autre arme, et un lycéen s'est dirigé vers lui, tentant de lui parler» et le suspect lui a tiré dessus : «il n'a pas survécu», a ajouté le shérif.
Le jeune homme a ensuite «tiré à travers le couloir du deuxième étage de l'établissement, «touchant trois autres étudiants qui sont à l'hôpital dans un état grave» mais stable, a poursuivi M. Knezovich.
Le suspect a pour sa part été arrêté et est incarcéré dans un centre de détention pour mineurs.
D'après le shérif, il a été «désarmé» avant l'arrivée de la police, vraisemblablement grâce à «un acte très courageux» d'un élève ou d'un personnel d'encadrement.
«Ce sont des événements tragiques et insensés qui ne devraient pas arriver [...]. Nous devons comprendre ce qui se passe dans notre société pour que des élèves ressentent le besoin de prendre une arme pour résoudre leurs problèmes», s'est ému le shérif.
«La fusillade du lycée Freeman ce matin nous brise le coeur», a pour sa part commenté le gouverneur de l'État de Washington Jay Inslee dans un communiqué.
«On connaît tout le monde»
Dans une petite école comme Freeman «on connaît tout le monde», souligne un des élèves interrogé sur la chaîne locale Kxly, selon qui le tueur présumé «n'avait jamais fait de mal à personne». D'après lui, il avait eu un différend avec la victime décédée, même s'il n'est pas certain qu'il l'ait visé expressément.
«Je n'aurais jamais cru que ça aurait pu arriver ici. C'est une petite école ici, quand quelqu'un souffre ça affecte tout le monde», a poursuivi cet adolescent dont le nom n'a pas été révélé.
Un autre étudiant, qui dit connaître personnellement le suspect, affirme sur Kxly qu'il avait juste après la rentrée il y a quelques semaines «fait passer des petits mots pour dire qu'il allait faire quelque chose de stupide qui pourrait entraîner sa mort ou l'envoyer en prison». Il ajoute que l'adolescent a été vu mercredi matin portant un gros sac.
D'après le site gunviolence.org, déjà 253 fusillades de masse ont eu lieu cette année aux États-Unis (274 sur la totalité de l'an dernier) et 10 817 personnes ont trouvé la mort à cause d'armes (sans compter environ 20 000 suicides).
L'association de lutte contre la violence des armes à feu Sandy Hook Promise, fondée par des parents d'enfants de l'école primaire de Newtown où 20 enfants de 6 à 7 ans ont été tués par Adam Lanza en décembre 2012, précise que chaque année aux Etats-Unis, près de 15 000 mineurs de moins de 18 ans sont victimes de blessures par balles.
Elle affirme que dans la quasi-totalité des cas «il y a eu des signaux d'alerte qui n'ont pas été compris, pris en compte ou communiqués aux personnes qui auraient pu agir».