George Harrison en 1998.

Fronde artistique contre Trump

La succession du légendaire George Harrison, l'ancien guitariste des Beatles, a demandé vendredi qu'on cesse d'utiliser sa musique lors de la convention nationale républicaine de Cleveland, en Ohio.
La famille de M. Harrison a indiqué sur Twitter que l'utilisation de la chanson «Here Comes the Sun» pendant l'arrivée d'Ivanka, la fille du candidat Donald Trump, n'avait pas été autorisée, qu'elle est «insultante» et qu'elle va à l'encontre de la volonté du musicien.
Le rockeur Paul Rodgers s'est également plaint de l'utilisation de sa chanson «All Right Now» pendant le discours d'investiture de M. Trump.
Plus tôt cette semaine, des représentants du légendaire groupe rock britannique Queen avaient condamné l'utilisation de leur méga succès «We Are the Champions» pendant une apparition de M. Trump lors de la convention.
Pavarotti aussi
Un quotidien de la ville italienne où habitait le ténor Luciano Pavarotti affirme que ses proches sont mécontents que la campagne Trump ait utilisé un de ses airs les plus connus, «Nessun Dorma». La Gazzetta di Modena cite dans son édition de jeudi un communiqué de la veuve du chanteur, Nicoletta Mantovani Pavarotti, et d'autres membres de sa famille qui dit que les «valeurs de fraternité et de solidarité» mises de l'avant par M. Pavarotti pendant sa carrière «sont incompatibles avec la vision du monde» de M. Trump.
Par ailleurs, le comédien Jon Stewart a lancé vendredi une attaque en règle contre M. Trump et la convention nationale républicaine lors d'une apparition à l'émission de fin de soirée de Stephen Colbert, dont il est le producteur exécutif.
Il a déclaré que les partisans de M. Trump ne sont pas «propriétaires» du pays et qu'ils ne détiennent aucun monopole sur le patriotisme, la chrétienté et le respect que méritent les soldats, les policiers et les pompiers.