Ces pages et comptes supprimés montraient «un comportement illégitime et coordonné qui a pour origine l’Iran», a écrit le groupe vendredi, à dix jours des élections législatives américaines.

Facebook détecte une action de manipulation politique liée à l'Iran

SAN FRANCISCO - Facebook a annoncé vendredi avoir supprimé 82 pages et comptes douteux relevant d’une action «coordonnée» de manipulation politique venant d’Iran et visant les usagers aux-Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais sans «avoir trouvé» de lien avec le gouvernement de ce pays.

Ces pages et comptes supprimés montraient «un comportement illégitime et coordonné qui a pour origine l’Iran», a écrit le groupe vendredi, à dix jours des élections législatives américaines.

«Les administrateurs de ces pages et les détenteurs de ces comptes se présentaient généralement comme des citoyens américains, et dans quelques cas britanniques, et publiaient des contenus sur des sujets très politiques comme les relations inter-éthniques, l’opposition au président (Donald Trump), et l’immigration», écrit dans un communiqué Nathaniel Gleicher, chargé de la sécurité informatique chez Facebook, qui avait déjà détecté des activités suspectes venues d’Iran et supprimé des comptes au mois d’août.

«Malgré leurs tentatives pour cacher leurs vraies identités, un examen de ces comptes a montré que cette activité avait un lien avec l’Iran», a-t-il continué, précisant que ses experts avaient détecté cette activité pour la première fois la semaine dernière.

Toutefois, «nous n’avons pas trouvé de liens avec le gouvernement iranien, nous ne pouvons affirmer de façon certaine qui est responsable» de cette activité, a-t-il encore indiqué.

«Compte tenu des élections, nous avons pris des mesures dès que notre enquête initiale a été terminée», dit-il encore, ajoutant avoir prévenu les autorités américaines et britanniques ainsi que la police américaine et le Congrès.

Facebook est très critiqué pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de la présidentielle américaine en 2016, attribuées à la Russie, et communique très régulièrement sur ses actions destinées à assainir le réseau.

Le groupe a récemment ouvert une «salle de crise» («war room») dans ses locaux aux Etats-Unis, où se trouve une équipe spécialisée dédiée à la surveillance de toute activité douteuse susceptible de pouvoir manipuler l’opinion publique à l’approche d’élections.