Un groupe de huit prisonniers était censé être exécuté sur une période de dix jours en avril dans l'État américain de l'Arkansas, dont Jason McGehee (en bas, à gauche).

Exécution suspendue pour l'un des condamnés de l'Arkansas

Un juge fédéral a suspendu jeudi l'exécution prévue d'un condamné à la peine capitale faisant partie d'un groupe de huit prisonniers censés être exécutés sur une période de dix jours en avril dans l'État américain de l'Arkansas.
Jason McGehee
Le magistrat Price Marshall s'est appuyé dans sa décision sur l'avis rendu mercredi par la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Arkansas, qui a estimé que Jason McGehee devrait bénéficier d'un délai de 30 jours supplémentaires après avoir présenté un recours en clémence dont les arguments méritaient d'être examinés.
Ce délai épargne le prisonnier pour longtemps. En effet, l'Arkansas a programmé toutes ces exécutions en avril en raison de la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales. Passé le 30 avril, l'État ne sera plus immédiatement en mesure de procéder à des exécutions.
M. McGehee avait été reconnu coupable de l'enlèvement suivi du meurtre d'un adolescent en 1996.
Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait suscité la controverse en annonçant ces exécutions précipitées, qui s'expliquent par le contexte de pénurie des substances létales dans les prisons américaines.
Les sept autres prisonniers doivent toujours être exécutés entre le 17 et le 27 avril, un rythme qui reste inédit pour un Etat depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.
Les avocats de ces condamnés ont lancé divers recours en justice et d'autres jugements sont attendus ces prochains jours.