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En avril, un site d’information a mis en ligne un projet prônant une dissolution de la Bosnie, réduite à un petit État majoritairement musulman tandis que son entité serbe, la Republika Srpska, rejoindrait la Serbie, et des territoires surtout peuplés de Croates, la Croatie. Ci-haut, une photographie prise par drone de la ville de Gornja Tuzla, en Bosnie-Herzégovine.
En avril, un site d’information a mis en ligne un projet prônant une dissolution de la Bosnie, réduite à un petit État majoritairement musulman tandis que son entité serbe, la Republika Srpska, rejoindrait la Serbie, et des territoires surtout peuplés de Croates, la Croatie. Ci-haut, une photographie prise par drone de la ville de Gornja Tuzla, en Bosnie-Herzégovine.

États-Unis et Europe écartent toute partition de la Bosnie

Agence France-Presse
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Les États-Unis et les Européens ont affirmé mardi leur volonté de préserver l’intégrité de la Bosnie, mise en cause récemment, et à soutenir le médiateur de l’ONU au rôle à nouveau dénoncé par la Russie lors d’une réunion du Conseil de sécurité.

«La position américaine sur les Accords de paix de Dayton», signés en 1995 et ayant mis fin aux conflits interethniques, «et sur l’avenir de la Bosnie en tant qu’État unique membre de la communauté euroatlantique reste inchangée», a déclaré l’ambassadrice américaine, Linda Thomas-Greenfield.

«Il n’y a pas d’avenir pour l’une ou l’autre des entités en dehors de la Bosnie-Herzégovine», a-t-elle insisté, en réaffirmant le soutien des États-Unis au « rôle essentiel » de l’émissaire de l’ONU, Valentin Inzko.

Projet de partition de la Bosnie

En avril, le site Necenzurirano a mis en ligne un projet attribué au premier ministre slovène Janez Jansa, prônant une dissolution de la Bosnie, réduite à un petit État majoritairement musulman tandis que son entité serbe, la Republika Srpska, rejoindrait la Serbie, et des territoires surtout peuplés de Croates, la Croatie.  

À l’instar d’autres pays européens membres du Conseil de sécurité, comme l’Irlande ou l’Estonie, la France a aussi affirmé « son soutien indéfectible à la souveraineté et à l’intégrité territoriale » de la Bosnie.

«Les rhétoriques de division, les discours nationalistes et sécessionnistes ou évoquant la potentialité d’une guerre, ne sont pas acceptables», a asséné l’ambassadrice française adjointe, Nathalie Broadhurst, en soulignant la nécessité de maintenir en Bosnie le bureau de l’émissaire onusien.

Pour la Russie, qui ne met pas en cause l’intégrité de la Bosnie, ce dernier ne fait plus preuve depuis longtemps d’équilibre dans ses rapports et son bureau onusien devrait être fermé.

«Il présente la situation comme si les Serbes de Bosnie et les Croates seuls étaient coupables de toutes les difficultés», s’est offusquée Anna Evstigneeva, une ambassadrice russe adjointe.

Elle a dénoncé ses «ingérences» sur le terrain et sa «manipulation des évènements historiques » qui ne font que «provoquer des tensions», des critiques rejetées par Valentin Inzko. «Nous lui demandons de s’abstenir de toute interprétation élargie de son mandat», a précisé la diplomate russe, lui réclamant notamment de ne pas s’occuper des relations de la Bosnie avec l’Union européenne et l’OTAN.

L’émissaire de l’ONU a déploré pour sa part les discours haineux le concernant, regrettant avoir été qualifié en novembre de «monstre» par le président en exercice de la Bosnie, le Serbe Milorad Dodik.