Le sénateur de l'Arizona John McCain

Écoute électronique: McCain réclame des preuves à Trump

Le sénateur de l'Arizona John McCain a demandé lui aussi au président Donald Trump de fournir de preuves qu'il a été placé sous écoute par l'administration Obama ou de se rétracter, dimanche.
«Le président a le choix: il se rétracte ou il fournit les renseignements que le peuple américain est en droit d'obtenir, car si son prédécesseur a violé la loi, si le président Obama a violé la loi, nous aurons un sérieux problème, à tout le moins», a déclaré M. McCain.
Selon l'élu républicain, tout ce qu'a à faire le président pour régler rapidement cette affaire est d'appeler le «directeur de la CIA, le directeur du renseignement national et de lui demander: "Bon, que s'est-il passé?"».
Il a ajouté que l'actuel président avait l'obligation de se rétracter ou fournir des preuves que son prédécesseur avait violé la loi.
«Si on accuse un ancien président des États-Unis d'avoir fait quelque chose, non seulement d'illégal, mais aussi sans précédent, cela doit être prouvé. Je laisserai le peuple américain être le seul juge, mais ça, c'est du sérieux», a-t-il dit sur les ondes de CNN.
La veille, c'était le comité du renseignement de la Chambre des représentants qui avait réclamé que la Maison Blanche lui remette des preuves dès lundi. Le président du comité, un élu républicain de la Californie, Devin Nunes, et son collègue démocrate Adam Schiff, avaient envoyé une lettre au ministère de la Justice en ce sens, a indiqué une source du Congrès, samedi.
M. Schiff a dit douter de l'existence de telles preuves, mais la question sera posée au directeur du FBI James Comey et à tous ceux qui «étaient en position de le savoir».
«Je pense que nous serons la vérité au plus tard le 20 mars, a déclaré M. Schiff à l'animateur George Stephanopoulos de l'émission This Week diffusée sur ABC. Personne n'a de doute à ce sujet. En fait, la seule question est de savoir pourquoi le président invente une telle histoire.»
La semaine dernière, Donald Trump avait déclenché une tempête en écrivant, sur son compte Twitter, que «Obama avait placé la tour Trump sous écoute» avant la dernière élection. Il a ensuite maintenu ses accusations mais sans en fournir la preuve.