L'échange entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump a commencé par une vigoureuse poignée de main.

Échange «très vigoureux» entre Trump et Poutine

Donald Trump a eu un échange «très vigoureux» au cours de sa première rencontre vendredi avec Vladimir Poutine sur les ingérences présumées de la Russie dans l'élection présidentielle américaine, en marge du sommet du G20 à Hambourg.
Néanmoins, une «alchimie positive» s'est clairement dégagée entre les deux hommes, a résumé le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, chargé de faire état de ce face-à-face très attendu.
Washington s'est évertué à présenter le président américain à l'offensive sur ce sujet politiquement très sensible aux États-Unis.
Des efforts partiellement contrariés par la version russe de la rencontre, selon laquelle Donald Trump a fini par accepter les dénégations de Moscou.
Une chose est sûre, l'entretien a été long, deux heures quinze minutes. Il a aussi été très vigoureux, a affirmé Rex Tillerson, tandis que le président américain est accusé par ses détracteurs d'avoir péché par excès de complaisance à l'égard de son homologue russe.
Donald Trump «a insisté à plusieurs reprises auprès du président Poutine au sujet de l'ingérence russe», a dit le ministre américain des Affaires étrangères, pour lequel cette affaire constitue un obstacle significatif à l'amélioration des relations bilatérales.
La Russie est notamment accusée d'avoir tenté de nuire à la campagne électorale de la rivale démocrate de Donald Trump à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, cependant que l'entourage du président américain est soupçonné de collusion avec le Kremlin.
M. Tillerson a toutefois dans le même temps signifié que Donald Trump voulait désormais aller de l'avant, une manière de tourner la page.
À cet égard, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré que le président américain avait dit qu'il avait entendu des déclarations claires de Poutine affirmant que ceci [cette affaire] n'est pas vrai et que les autorités russes ne sont pas intervenues et qu'il accepte ces déclarations.
La volonté affichée du gouvernement Trump de vouloir dépasser la polémique sur l'ingérence russe présumée a été immédiatement critiquée aux États-Unis par les démocrates.
Le sénateur Charles Schumer a jugé scandaleux que l'équipe Trump fasse fi des enquêtes américaines en cours mettant en cause les Russes.
Cessez-le-feu en Syrie
À son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump, volontiers élogieux envers Vladimir Poutine, avait laissé entrevoir un rapprochement entre leurs deux pays.
Mais l'atmosphère s'est depuis notablement refroidie et, aux États-Unis, nombre de responsables politiques réclament plus de fermeté vis-à-vis de Moscou.
Washington a imposé de nouvelles sanctions à la Russie, accusée de soutenir militairement les séparatistes prorusses dans l'est de Ukraine.
Dans cette ambiance électrique, Russes et Américains sont à tout le moins convenus vendredi au cours d'une réunion à Amman d'un cessez-le-feu à partir de dimanche midi heure de Damas (5h, heure du Québec) dans le sud-ouest de la Syrie, a annoncé Sergueï Lavrov.
Temps fort diplomatique, le G20 débat parallèlement de sujets difficiles, comme le climat et le commerce, dans un centre de congrès transformé en camp retranché face à des militants opposés à cette réunion des principaux pays industrialisés et émergents déterminés à en découdre.
Quant au sommet du G20, il prendra officiellement fin samedi.