Dylann Roof (photo), tueur présumé de neuf membres de la communauté afro-américaine dans une église historique de Charleston, en Caroline du Sud, a confirmé qu'il entendait assurer lui-même sa défense pendant cette seconde phase de son procès fédéral, qui doit s'ouvrir début janvier.

Dylann Roof ne veut pas citer de témoin à la détermination de sa sentence

L'Américain Dylann Roof, qui risque la peine de mort pour avoir tué neuf paroissiens dans une église noire de Charleston en 2015, a indiqué mercredi qu'il n'avait pas l'intention de présenter de témoins dans la phase de détermination de sa sentence.
Le jeune homme de 22 ans a également confirmé qu'il entendait assurer lui-même sa défense pendant cette seconde phase de son procès fédéral, qui doit s'ouvrir début janvier. Le 15 décembre, il a été déclaré coupable de 33 chefs d'accusation fédéraux.
"Pour autant que je sache, je n'ai pas l'intention de présenter de preuves ni d'appeler un quelconque témoin à la barre", a indiqué mercredi Dylann Roof au juge Richard Gergel, a rapporté le journal The Post and Courier.
"Je pense que c'est une mauvaise idée", a répliqué le juge au sujet de sa décision de se défendre lui-même, lui précisant qu'il avait jusqu'au premier jour des audiences mardi pour changer d'avis.
Le 17 juin 2015, après avoir minutieusement préparé son attaque, Dylann Roof avait prétendu participer à une séance de catéchisme à l'église de l'Emanuel en Caroline du Sud, avant d'ouvrir le feu sur les paroissiens, tuant neuf d'entre eux. Il a tiré 77 fois.
Mi-décembre, les douze jurés n'ont eu besoin que de deux heures de délibérations pour décider de sa culpabilité, sans trouver de circonstance atténuante au jeune solitaire à l'idéologie xénophobe.
Il a également affirmé mercredi qu'il n'avait pas l'intention d'essayer de sauver sa vie en tentant de convaincre le jury --le même que pendant la première phase-- qu'il souffrait de problèmes psychologiques.
De son côté, le procureur compte citer à la barre plus de trente témoins, pour la plupart des survivants du carnage et des proches des personnes abattues, a indiqué le journal local.