Une enseignante chinoise posant avec ses élèves avec des symboles du Parti communiste dans une école de Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu, en juin dernier. Selon le New York Times, la Maison-Blanche étudierait la possibilité d’interdire l’accès au territoire américain aux membres du Parti communiste chinois et à leur famille.
Une enseignante chinoise posant avec ses élèves avec des symboles du Parti communiste dans une école de Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu, en juin dernier. Selon le New York Times, la Maison-Blanche étudierait la possibilité d’interdire l’accès au territoire américain aux membres du Parti communiste chinois et à leur famille.

Donald Trump «n’a rien exclu» concernant la Chine

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump n’a «rien exclu» concernant la Chine, a affirmé jeudi la Maison-Blanche tout en refusant de confirmer si une éventuelle interdiction du territoire aux membres du Parti communiste chinois était à l’étude.

«Il n’a rien exclu concernant la Chine», a déclaré Kayleigh McEnany, porte-parole de l’exécutif américain, dans un climat de vives tensions sino-américaines liées en particulier à l’avenir de Hong Kong.

Selon le New York Times, l’une des pistes à l’étude à la Maison-Blanche est d’interdire l’accès au territoire américain aux membres du Parti communiste chinois et à leur famille.

Le quotidien précise cependant que cette mesure, qui n’est pas encore finalisée et pourrait être in fine rejetée par Donald Trump, se heurterait à d’importants obstacles.

Il met en particulier en avant des contraintes d’ordre pratique, soulignant que le Parti communiste chinois compte 92 millions de membres.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’est borné à souligner que de «nombreuses idées» étaient à l’étude.

Interrogée sur cette éventualité, Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a qualifié cette idée de «pathétique».

«Nous espérons que les États-Unis ne feront rien qui enfreigne les règles de base qui gouvernent les relations internationales», a-t-elle ajouté.

En réponse à une loi draconienne sur la sécurité nationale imposée par Pékin, Donald Trump a annoncé mardi la fin du régime économique préférentiel accordé par les États-Unis à Hong Kong, centre financier international.

«Hong Kong sera traité comme la Chine: pas de privilège spécial, pas de traitement économique spécial», a-t-il martelé.

Le président américain a par ailleurs promulgué une loi prévoyant des sanctions contre les responsables chinois appliquant les nouvelles règles sécuritaires pour réprimer toute dissidence.