Le décret de Donald Trump fermait les portes des États-Unis pendant trois mois aux ressortissants d'Iran, d'Irak, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et du Yémen, le temps que les autorités américaines revoient leur dispositif antiterroriste.

Des familles syriennes s'envolent pour les États-Unis

Plusieurs familles syriennes ont embarqué dimanche à l'aéroport de Beyrouth pour rallier les États-Unis, au lendemain de la suspension du décret migratoire bloquant l'entrée des États-Unis aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.
«Plusieurs compagnies aériennes ont autorisé dimanche des citoyens des sept pays visés par le décret à se rendre vers les États-Unis à partir de Beyrouth», a affirmé l'Agence nationale d'information (ANI).
«Plusieurs familles syriennes possédant des documents officiels leur permettant de rentrer aux États-Unis en transitant par des pays européens et arabes ont quitté Beyrouth aujourd'hui [dimanche]», a ajouté l'ANI. Il n'existe pas de vol direct à partir de Beyrouth vers les États-Unis.
Les Syriens utilisent généralement l'aéroport de Beyrouth pour se rendre à l'étranger, en raison de la guerre dans leur pays et l'absence quasi totale de vols à partir de Damas, à cause des sanctions et des dangers sur la route reliant la capitale à son aéroport.
Une source de la compagnie libanaise MEA a affirmé à l'AFP avoir autorisé les citoyens de sept pays d'emprunter les vols pour rejoindre les États-Unis.
Un juge américain vendredi puis une cour d'appel américaine dimanche ont infligé un revers à l'administration du président américain Donald Trump, en rejetant l'application du décret migratoire bloquant l'entrée des États-Unis aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.
Le décret, qui a engendré une vague d'indignation et de protestations à travers le monde, fermait les portes des États-Unis pendant trois mois aux ressortissants d'Iran, d'Irak, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et du Yémen, le temps que les autorités américaines revoient leur dispositif antiterroriste.
Il prévoyait également l'interdiction de tous les réfugiés, ainsi que celle des Syriens jusqu'à nouvel ordre.