Alors que la République dominicaine est déjà affectée par le passage d'Irma, sa voisine Haïti s'attend à ce que l'ouragan frappe durement le nord du pays.

Des élus québécois réussissent à quitter Haïti avant l'arrivée d'Irma

Une délégation de députés québécois momentanément coincée en Haïti a réussi à sortir du pays jeudi en fin d'après-midi, avant que l'ouragan Irma ne frappe.
Les six élus de l'Assemblée nationale s'apprêtaient à prendre leur vol en début de journée quand l'aéroport de Port-au-Prince a été fermé pour une durée indéterminée.
La délégation était en mission de coopération depuis mardi dans la capitale. Elle est constituée du président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, et des députés Dave Turcotte (PQ), Diane Lamarre (PQ), Benoit Charette (CAQ), Jean Rousselle (PLQ) et Saul Polo (PLQ).
Bloqués sur place, ils avaient donc réservé une nuit supplémentaire à l'hôtel et ils se sentaient néanmoins «en sécurité», selon ce qu'a rapporté la députée péquiste Diane Lamarre, dans une entrevue en après-midi. La situation était encore confuse quant à la possibilité de sortir du pays à temps ou non, avait-elle précisé.
Mme Lamarre avait indiqué qu'il faisait encore beau à Port-au-Prince et qu'on ne constatait rien de particulier encore, sinon un peu de vent, et les habitants de la capitale continuaient à vaquer à leurs occupations.
Plus tard en journée, le Parti québécois a confirmé que les élus ont pu finalement prendre un vol au départ prévu à 16h en direction d'Atlanta. Le vol est toutefois parti avec un léger retard, selon le site de l'aéroport de Port-au-Prince.
Selon les informations les plus récentes, l'ouragan devrait frapper durement le nord du pays, où 500 000 à un million de personnes seraient menacées par des inondations et des rafales. À Port-au-Prince, il devrait prendre la forme d'une tempête tropicale, avait spécifié Mme Lamarre.