M. Trump a reproché à des démocrates «très embarrassés» d'être les responsables de la fuite.

Cyberattaques: Trump juge ridicule le rapport de la CIA

Donald Trump a qualifié de «ridicule» le rapport de la CIA accusant la Russie d'être derrière les cas de piratage numérique survenus au cours de la dernière élection présidentielle, ajoutant qu'il ne souhaitait même pas se soumettre aux réunions quotidiennes préparées par les services de renseignement de son pays.
Ces commentaires de M. Trump surviennent alors que des membres importants du Sénat ont demandé une enquête bipartite sur les activités du Kremlin et ont mis en doute l'intention du président élu de nommer le chef de la direction d'Exxon Mobil, Rex Tillerson - dont les liens d'affaires avec la Russie sont étroits - à la tête du département d'État.
Invité à l'émission Fox News Sunday, M. Trump a dit qu'il ne se rendra aux breffages de renseignement que lorsqu'il en aura besoin. Il compte laisser ses conseillers décider si un développement quelconque représente un «changement» assez important pour le mettre au courant.
Dans un rapport, la CIA dit avoir la grande conviction que la Russie a tenté d'influencer l'élection américaine afin de favoriser la victoire de Donald Trump.
M. Trump a reproché à des démocrates «très embarrassés» d'être les responsables de la fuite.
Il a toutefois indiqué qu'il ne s'opposera pas automatiquement à la décision du président sortant Barack Obama d'ordonner un rapport sur les piratages numériques.
«Si on enquête là-dessus, on ne doit pas seulement jeter un regard sur la Russie, il faut aussi enquêter sur d'autres pays, ou peut-être même sur certains individus», a-t-il déclaré.
Le document qui a fait l'objet d'une fuite au Washington Post a inquiété certains parlementaires, dont le président du comité sénatorial des forces armées, le républicain John McCain. Ce dernier a annoncé dimanche qu'il avait l'intention de laisser son collègue Lindsay Graham, un ardent détracteur du président élu, de mener une enquête sur les allégations.
Un favori mal aimé
Le sénateur de l'Arizona a aussi exprimé son étonnement de voir que Rex Tillerson faisait figure de favori pour le poste de secrétaire d'État.
Il n'est pas le seul. Son collègue républicain Marco Rubio a écrit ce micro-message sur son compte Twitter: ««Être un ''pote de Vladimir'' n'est pas une caractéristique que j'espère voir en un secrétaire d'État».
Quant au sénateur démocrate Bon Casey, il s'est demandé si «la prochaine administration s'opposera de façon adéquate aux agressions de la Russie».
Mais selon Donald Trump, les relations entre M. Tillerson et la Russie représentent un argument favorisant la candidature du chef de la direction Exxon Mobil.
«C'est un grand avantage car il connaît plusieurs des acteurs importants et ceux-ci le connaissent bien. Il a réalisé plusieurs transactions importantes en Russie. Il a réalisé plusieurs transactions importantes pour l'entreprise», a déclaré M. Trump sur les ondes de la chaîne Fox News.
Il a toutefois refusé de dévoiler son jeu, affirmant que le président du comité sénatorial sur les relations extérieures, Bob Corker, est un candidat impressionnant et que Mitt Romney demeure en lice.
«Ce sont des gens très différents mais si vous me demandez mon opinion sur Rex, je dirai qu'il est un joueur de classe mondiale. Il n'y a pas de doute là-dessus».

Trump menace de ne plus reconnaître le principe de la «Chine unique»

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a menacé dimanche de ne plus reconnaître le principe de la «Chine unique», qui a conduit Washington à interrompre en 1979 ses relations diplomatiques avec Taïwan, si Pékin ne fait pas de concessions surtout en matière commerciale.
«Je ne veux pas que la Chine me dicte ce que je fais», a-t-il déclaré sur la chaîne Fox, défendant avec véhémence sa récente conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen.
Il a expliqué qu'il aurait été insultant de pas répondre à l'appel de Mme Tsai qui voulait le féliciter pour sa victoire.
«Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d'une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d'autres choses, y compris sur le commerce», a-t-il estimé.
Outre les questions commerciales, M. Trump a accusé la Chine de ne pas coopérer avec les Etats-Unis sur sa politique en matière de taux de change ainsi que sur les armements nucléaires ou encore sur les tensions dans la Mer de Chine méridionale, où Pékin renforce fortement sa présence militaire.
Concernant la menace présentée par les armes nucléaires de la Corée du Nord, le président élu a fait valoir que la Chine, le principal allié de Pyongyang, «pourrait résoudre ce problème».
Mais «ils (les Chinois) ne font rien pour nous aider», a-t-il lancé.
Pourtant la Chine a fin novembre voté en faveur de nouvelles sanctions, quand l'ONU a resserré l'étau des sanctions internationales autour de la Corée du Nord en plafonnant les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine.