Une bénévole d'une banque alimentaire de l'Utah chargeant jeudi un fourgon de denrées pour être distribuées auprès de la population touchée par les pertes d'emplois occasionnées par la COVID-19.
Une bénévole d'une banque alimentaire de l'Utah chargeant jeudi un fourgon de denrées pour être distribuées auprès de la population touchée par les pertes d'emplois occasionnées par la COVID-19.

COVID-19: près de 50 000 morts aux États-Unis

Agence France-Presse
WASHINGTON — Le nouveau coronavirus a fait 49 759 morts aux États-Unis après l’un des pires bilans humains enregistrés sur 24 heures, selon les chiffres de l’Université Johns Hopkins jeudi soir.

Entre 20h30 mercredi soir et jeudi soir, ce sont 3176 morts liées à la COVID-19 qui ont été enregistrées dans le pays, de loin le plus endeuillé par le virus, selon les chiffres officiels. Sur cette période de 24h, ce sont 26 971 nouveaux cas de coronavirus qui ont été recensés pour un total de 866 646 cas identifiés, selon le comptage de Johns Hopkins, qui fait référence.

En raison du manque de tests, le vrai nombre de personnes infectées est probablement très largement supérieur.

En fin de semaine dernière, les États-Unis avaient enregistré deux très lourds bilans journaliers (à plus de 3800 et de 4500 morts), mais ceux-ci étaient en partie attribuables à l’ajout de morts «probablement liées» à la COVID-19, qui n’avaient auparavant pas été prises en compte.

Outre ces deux bilans, celui de 3176 morts jeudi soir est le plus meurtrier jamais enregistré dans un pays en une journée depuis le début de la pandémie, qui a fait près de 190 000 morts dans le monde.

Malgré ces chiffres alarmants, plusieurs États américains tel le Texas, le Vermont ou la Géorgie ont décidé de se lancer sur la voie du déconfinement, en autorisant certains commerces à rouvrir.

Sommet de l’UE

L’Allemagne est prête, «dans un esprit de solidarité» et sur «une période limitée», à des «contributions beaucoup plus importantes» au budget de l’Union européenne (UE) face à l’épidémie, a promis la chancelière allemande Angela Merkel avant un sommet avec ses partenaires.

L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est effondrée en avril à un rythme «sans précédent» en plus de 20 ans d’enquête, selon le cabinet Markit.

L’économie française est comme un «organisme placé sous anesthésie» qui «n’assure plus que ses fonctions vitales», a constaté jeudi l’Insee. Le secteur marchand hors loyers est presque réduit de moitié (49 %) avec le confinement.

En Autriche, l’économie devrait enregistrer en 2020 une récession historique comprise entre 5,25 % et 7,5 % du PIB, selon l’institut de référence Wifo.

L’Allemagne a décidé d’un nouveau programme d’aides économiques évalué à 10 milliards d’euros (15 milliards $). Il s’ajoute à un programme total de soutien à l’économie de quelque 1100 milliards d’euros (1668 milliards $).

Plus de 183 000 morts dans le monde

La pandémie a tué au moins 183 707 personnes dans le monde, dont près des deux tiers en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un comptage AFP à partir de sources officielles jeudi à 11h00 GMT. Plus de 2.636.740 cas ont été diagnostiqués dans 193 pays et territoires.

Après les États-Unis, l’Italie suit avec 25 085 morts, ensuite viennent l’Espagne (22 157), la France (21 340) et le Royaume-Uni (18 100).

+

La Chine a annoncé jeudi qu’elle verserait 30 millions $US (42 millions $) supplémentaires à l’Organisation mondiale de la santé. Sur la photo : Pékin, jeudi  

La Chine au secours de l’OMS

Quelques jours après le désengagement américain, la Chine a annoncé jeudi qu’elle verserait 30 millions $US (42 millions $) supplémentaires à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’institution a averti que le monde est loin d’en avoir fini avec le nouveau coronavirus. «Ce virus nous accompagnera pendant longtemps», a déclaré le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Après les critiques sur sa gestion de la crise, le chef de l’OMS a affirmé que l’agence avait déclaré l’urgence sanitaire internationale «au bon moment», le 30 janvier, «lorsque le reste du monde avait suffisamment de temps pour se préparer».

Amnistie au Pérou

Le Pérou va amnistier quelque 3000 détenus vulnérables à la pandémie de coronavirus.

Course au vaccin

En Allemagne, l’autorité fédérale chargée de la certification des vaccins a donné son feu vert à des essais cliniques sur des humains menés par le laboratoire allemand BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer. Il s’agit des cinquièmes essais réalisés sur l’homme dans le monde.

L’université britannique d’Oxford doit pour sa part lancer jeudi des essais cliniques sur l’homme, affichant l’espoir très ambitieux de pouvoir rendre le vaccin disponible pour le public dès l’automne.