Le premier ministre sortant, Malcolm Turnbull (qui est à nouveau dans la course) et sa femme Lucy, au moment de voter.

Chaude lutte entre conservateurs et travaillistes aux élections australiennes

La course était serrée entre le gouvernement de coalition conservateur et l'opposition travailliste de l'Australie, samedi, alors que le dépouillement des bulletins de vote se poursuivait à la suite d'élections qui pourraient bien se terminer sans qu'aucun des deux camps n'obtienne la majorité nécessaire pour gouverner seul.
Le leader du Parti travailliste, Bill Shorten, a déclaré devant ses partisans qu'il faudrait peut-être plusieurs jours avant que les résultats du scrutin soient connus. Il semblait toutefois optimiste pour sa formation politique, accusant la coalition du premier ministre sortant Malcolm Turnbull d'avoir échoué à mettre en place les réformes économiques et à fournir le leadership réclamés par les Australiens.
Un parti doit détenir au moins 76 des 150 sièges de la Chambre des représentants pour former le gouvernement. Tôt dimanche matin, la commission électorale australienne a annoncé que les travaillistes étaient en tête avec 72 sièges, suivis par la coalition conservatrice de M. Turnbull avec 66 sièges. Des formations politiques mineures et des indépendants ont mis la main sur cinq sièges, alors que sept étaient encore en jeu.
Le score final du scrutin de samedi devrait être divulgué mardi, après que les bulletins de vote transmis par la poste et ceux déposés lors du vote par anticipation auront été comptés.
M. Turnbull a déclenché des élections anticipées, baptisées la «double dissolution» parce que la Chambre des représentants et le Sénat ont été dissous, dans un effort pour sortir le gouvernement d'une impasse concernant un projet de loi qui aurait permis la création d'un organisme de surveillance pour l'industrie de la construction.
Mais le scrutin pourrait bien déboucher sur un nouveau cul-de-sac puisque, advenant le cas où aucun parti ne remporterait une majorité des voix, la coalition conservatrice ou le Parti travailliste seront forcés de forger des alliances avec des députés indépendants afin de former un gouvernement minoritaire.
Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait que la coalition conservatrice était en tête, alors que ce sont plutôt les travaillistes, avec au moins 72 sièges.