Le président de la France, Francois Hollande, s'est adressé aux Français à la télévision quelques heures après les attentats de Nice.

Ce que l'on sait de l'attentat

Au moins 80 personnes ont été tuées jeudi sur la Promenade des Anglais à Nice, dans le sud-est de la France, par un camion qui a foncé sur la foule, rassemblée pour le feu d'artifice de la Fête nationale. Il s'agit d'une attaque «terroriste», a déclaré François Hollande. Voici en résumé ce que l'on sait.
Une attaque le soir de la fête nationale
Vers 23h heure locale, la foule est massée sur la très touristique Promenade des Anglais pour les traditionnelles festivités du 14 juillet. Le feu d'artifice vient de s'achever quand un camion blanc fonce dans la foule. Il écrase sur une distance de deux kilomètres les personnes se trouvant sur son chemin.
«Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu», a raconté Sébastien Humbert, le sous-préfet des Alpes-Maritimes, département dans lequel se trouve Nice.
Un périmètre de sécurité a immédiatement été mis en place à proximité de la Promenade des Anglais totalement bouclée.
Vendredi vers 1h, la police technique et scientifique a procédé aux premières investigations sur le camion blanc, immobilisé devant le Palais de la Méditerranée, un luxueux complexe hotelier. Ses pneus étaient crevés et la porte passager criblée d'impacts de balles.
Un bilan «très lourd» encore provisoire
Le bilan de l'attaque s'établissait tôt vendredi à 80 morts dont des enfants, et des dizaines de blessés dont 18 blessés en urgence absolue, selon un bilan officiel.
Un plan d'urgence a été enclenché au niveau de l'hôpital de Nice pour pouvoir accueillir les blessés.
Qui est le tueur ?
Des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien, âgé de 31 ans et domicilié à Nice ont été retrouvés dans le camion, mais on ne sait pas s'il s'agit de ceux du tueur. Selon une source policière, l'homme figurant sur les papiers est seulement connu pour des faits de droit commun.
Ce dernier était-il seul à bord? «Des investigations sont menées pour savoir si l'individu a agi seul ou s'il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite», a affirmé le ministère de l'Intérieur.
Au moins une arme a été retrouvée à l'intérieur du camion.
«Il y avait des armes dans ce véhicule et des armes lourdes, je ne peux pas m'exprimer au-delà de cela, c'est la responsabilité du préfet et du procureur», a dit Christian Estrosi, le président de la région niçoise, à des journalistes.
Quelles étaient ses motivations ? 
Les autorités locales ont rapidement évoqué un attentat, demandant à la population de rester cloîtrée chez elle.
La piste terroriste est privilégiée, a affirmé une source proche de l'enquête. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. Aucune revendication n'était connue pour le moment.
«La détermination du tueur ne fait pas de doute, mais il est encore trop tôt pour savoir si c'est un terroriste ou non», a expliqué une source policière.
Néanmoins, le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes djihadistes comme Al-Qaïda ou l'organisation État islamique.
Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de l'EI Abou Mohammed Al-Adnani encourageait ceux qu'il nomme «les soldats du califat» à utiliser n'importe quelle arme disponible.
Le 11 juillet, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui se félicitait d'un Euro 2016 sans incident majeur, avait affirmé que «la menace terroriste demeur(ait)», appelant à la vigilance pour la période estivale.