Confiné chez lui à Wilmington, dans le Delaware, depuis la mi-mars à cause de la pandémie de coronavirus, l’ancien vice-président de Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden, avait fait sa première apparition publique le 25 mai.
Confiné chez lui à Wilmington, dans le Delaware, depuis la mi-mars à cause de la pandémie de coronavirus, l’ancien vice-président de Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden, avait fait sa première apparition publique le 25 mai.

Biden s’exprimera mardi à Philadelphie sur les «troubles» agitant les États-Unis

Agence France-Presse
WASHINGTON — Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden se rendra mardi matin à Philadelphie pour s’exprimer sur les «troubles civils» qui secouent les États-Unis depuis l’homicide de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc. Il a par ailleurs accusé lundi le président américain Donald Trump d’utiliser l’armée «contre les Américains» et du gaz lacrymogène contre des «manifestants pacifiques» pour une opération de communication.

«Il utilise l’armée américaine contre les Américains. Il envoie du gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques et tire des balles en caoutchouc. Pour une photo», a tweeté l’ancien vice-président américain après la visite-surprise de Donald Trump dans une église emblématique proche de la Maison-Blanche.

«Pour nos enfants, pour l’âme même de notre pays, nous devons absolument le battre. Mais je le crois fermement: nous ne pouvons le faire qu’ensemble», a poursuivi Joe Biden, 77 ans, qui affrontera le milliardaire républicain de 73 ans dans les urnes le 3 novembre.

Mardi, l’ancien vice-président américain «fera un discours à Philadelphie, en Pennsylvanie, sur les troubles civils auxquels font face les habitants à travers l’Amérique», a annoncé son équipe de campagne.

Une semaine après la mort à Minneapolis de George Floyd, un homme noir de 46 ans, Washington, New York, Los Angeles et des dizaines d’autres villes américaines ont renforcé leurs mesures sécuritaires, décrétant ou rallongeant un couvre-feu nocturne.

Le 45e président des États-Unis et Joe Biden ont chacun parlé avec la famille de George Floyd ces derniers jours.

Lors d’une levée de fonds organisée en ligne lundi soir, le candidat démocrate a confié ce que son frère, Philonise Floyd, lui avait dit à cette occasion.

«Promettez-moi que justice sera rendue. Promettez-moi que les gens devront rendre des comptes. Promettez-le-moi», lui a-t-il demandé, selon Joe Biden.

Ce dernier a dénoncé encore une fois lundi la mort de George Floyd et le «racisme institutionnel» qui ronge selon lui les États-Unis. Mais il a aussi appelé au calme et condamné les violences.

Confiné chez lui à Wilmington, dans le Delaware, depuis la mi-mars à cause de la pandémie de coronavirus, l’ancien vice-président de Barack Obama avait fait sa première apparition publique le 25 mai.

Mardi marquera la première fois qu’il s’aventure aussi loin de son domicile, à quelque 40 minutes de voiture, pour une apparition publique dans la grande ville de la côte Est, qui abrite son quartier général, de campagne.