Silvo Berlusconi en 2014. L'ancien premier ministre italien subira en avril un nouveau procès pour corruption.

Berlusconi subira un nouveau procès

Un juge de Milan a ordonné la tenue d'un procès pour l'ex-premier ministre Sylvio Berlusconi relativement à des accusations de corruption, diminuant encore davantage les chances qu'il se présente aux élections alors qu'il a aussi été condamné pour fraude fiscale.
L'agence de presse italienne ANSA a annoncé que le juge Carlo Ottone De Marchi avait fixé la date du procès au 5 avril, samedi, après avoir entendu la demande de mise en accusation des procureurs.
Le quotidien Corriere della Sera révèle que l'ancien premier ministre est accusé d'avoir déboursé plus de 10 millions d'euros pour acheter des cadeaux luxueux à environ 20 jeunes femmes qui auraient participé à des fêtes lascives dans sa villa d'Arcore, près de Milan. Les procureurs allèguent que M. Berlusconi a ainsi tenté «d'acheter» le silence des femmes dans le cadre de plusieurs procès l'impliquant.
Les avocats de l'ex-politicien ont nié toutes les allégations. L'un d'entre eux, Federico Cecconi, a dit aux journalistes que M. Berlusconi faisait face au «premier procès pour le crime de la générosité».
Sylvio Berlusconi, âgé de 80 ans, dirige le Parti Forza Italia, qui siège maintenant dans l'opposition.
Ces dernières accusations ont été déposées à la suite d'une enquête visant à déterminer si les paiements sont considérés comme de la corruption - ou comme une aide financière légitime à ces jeunes femmes, qui avaient été invitées aux fêtes du magnat de la presse communément appelées «bunga-bunga»
L'année dernière, un juge avait ordonné la tenue d'un procès pour Karima el-Mahroug et 22 autres personnes accusées d'avoir accepté des pots-de-vin et d'avoir menti sous serment pour protéger M. Berlusconi, à qui on reprochait d'avoir rémunéré Mme el-Mahroug pour une relation sexuelle alors qu'elle était mineure et d'avoir profité de son influence pour camoufler l'affaire.
Sylvio Berlusconi a été acquitté en appel.
L'élection nationale italienne est prévue en 2018, mais elle pourrait avoir lieu plus tard cette année alors que le dirigeant du Parti démocrate, Matteo Renzi, a démissionné après une défaite cinglante à un référendum sur les réformes qu'il proposait.