Les raids ont frappé plusieurs secteurs de la province contrôlée en très grande partie par les rebelles et située dans le nord-ouest du pays.

Au moins 52 morts dans des raids en Syrie

Des frappes aériennes vraisemblablement menées par les forces pro-gouvernementales syriennes ont fait au moins 52 morts dans la province d'Idlib tenue par les forces rebelles, dans le nord-ouest de la Syrie, alors que deux marchés publics ruraux ont été touchés.
Un membre de la Défense civile syrienne a indiqué que des dizaines de personnes sont mortes dans l'attaque contre un premier marché, dans le village de Maarat al-Nouman. Trente-sept autres blessés ont été transportés dans un hôpital situé à proximité a-t-il dit, dont plusieurs étaient dans un état critique.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a pour sa part affirmé qu'au moins 18 personnes avaient été tuées, dont plusieurs enfants.
L'armée russe a annoncé, le mois dernier, qu'elle relançait des frappes aériennes sur la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, et celle de Homs, au centre du pays. Ces opérations visent à soutenir le gouvernement de Bachar el-Assad.
Plus tôt dimanche, une autre offensive a fait au moins 26 morts dans le marché public d'un autre village détenu par les rebelles, Kafranbel, situé à environ 11 kilomètres de Maarat al-Nouman.
Des membres de la police religieuse locale ont été tués, a rapporté l'OSDH.
Des hélicoptères du gouvernement ont par ailleurs attaqué le village de Tamanaah, tuant quatre enfants et deux femmes.
L'armée syrienne a par ailleurs ordonné aux rebelles qui se trouvent à Alep, dimanche, de quitter la ville sans quoi ils font face à «une mort inévitable».
Les forces loyalistes sont parvenues à reprendre le contrôle de plusieurs quartiers dans l'est assiégé d'Alep assiégé par les forces rebelles depuis 2012.
L'opposition pourrait être en voie d'être complètement chassée d'Alep au terme d'une vague de frappes aériennes dévastatrice qui sévit depuis des mois, ce qui marquerait leur pire défaite depuis le début de l'insurrection en 2011.
L'armée détient déjà la moitié des quartiers de l'est d'Alep qui étaient détenus par les rebelles, a soutenu un porte-parole militaire, le brigadier général Samir Suleiman. Il a prévenu que les forces gouvernementales «continueront de sa battre jusqu'à ce qu'ils rétablissent la stabilité et la sécurité dans tous les quartiers».