L'attentat au Burkina Faso a fait 30 victimes, dont 6 Québécois.

Attentat de Ouagadougou: un appel d'un numéro de téléphone syrien

Un des commanditaires de l'attentat de Ouagadougou, qui a fait 30 morts le 15 janvier 2016, a envoyé un message au commando avec un numéro de téléphone syrien, a affirmé jeudi à l'AFP la procureure de Ouagadougou, soulignant toutefois que le message ne provenait pas forcément de ce pays.
Le 15 janvier 2016, un commando de trois assaillants a attaqué avec des armes automatiques des bars et hôtels du centre-ville de la capitale burkinabè Ouagadougou, tuant 30 personnes, dont six Québécois de la région de Québec, et faisant 71 blessés.
Pendant l'attaque, le trio a «reçu un message d'un des commanditaires qui leur demandait si ça se passait bien, le nombre de morts et s'ils avaient un message particulier à lancer à l'attention de la population et à ceux qui font le djihad comme eux», a expliqué la procureure Maïza Sérémé dans un entretien accordé à l'AFP un an après l'attentat.
«L'appel reçu par les djihadistes provient d'un numéro de téléphone syrien, mais rien n'indique que ce soit effectivement à partir de la Syrie ou que la personne s'y trouvait, a-t-elle précisé.
L'attaque avait été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui l'avait attribuée au groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.
AQMI avait publié les noms de guerre des trois assaillants tués dans l'assaut : Al-Battar Al-Ansari, Abu Muhammad al-Buqali et Ahmed al-Fulani.
«Nous avons des informations quant à leurs identités et même leurs nationalités, mais nous sommes en train de recouper [...] pour avoir leurs nationalités et leurs vraies identités», a indiqué Mme Sérémé.
«Nous sommes aussi en attente de certaines expertises que le FBI doit nous transmettre et certains pays comme le Niger et le Canada et Interpol» qui travaillent «à l'identification des terroristes et sur l'examen des armes, des cartes Sim et des appels émis...», a poursuivi la magistrate.
Trois personnes, un Burkinabè et deux Maliens, qui ont été inculpées en juillet 2016 par le juge d'instruction et sont emprisonnées dans le cadre de l'enquête à laquelle, collaborent les États-Unis, le Canada, le Niger, le Mali, la France et la Côte d'Ivoire, notamment.