Deux policiers traversent le Westminster Bridge, où ont été déposées des fleurs en hommage aux victimes de l'attentat de mercredi, le 24 mars à Londres.

Attentat de Londres: WhatsApp appelé à collaborer

L'homme qui a tué quatre personnes dans un attentat commis cette semaine près du Parlement de Londres, au Royaume-Uni, avait envoyé un message WhatsApp, et les autorités n'y ont pas accès, car il est encodé par le service populaire de messagerie, a affirmé dimanche un haut responsable britannique de la sécurité.
Des informations dans des médias britanniques laissent croire que Khalid Masood a utilisé le service de messagerie facilement accessible quelques minutes avant la tuerie, mercredi dernier, ayant causé la mort de trois civils et d'un policier, en plus de faire des dizaines de blessés.
La secrétaire d'État à l'Intérieur, Amber Rudd, a profité d'entrevues à la BBC et sur Sky News pour exhorter WhatsApp et d'autres services encodés de rendre accessibles leurs plateformes aux autorités du renseignement et à la police tentant de mener de la surveillance légale.
Mme Rudd a déclaré qu'il fallait s'assurer que des organisations comme WhatsApp, et «plusieurs autres du même genre», n'offrent pas un «lieu secret» pour la communication entre terroristes.
La secrétaire d'État à l'Intérieur n'a pas fourni de détails sur l'usage par Khalid Masood de WhatsApp, disant seulement que «ce terroriste a envoyé un message WhatsApp et on ne peut pas y accéder».
Des informations dans des médias britanniques laissent croire que Khalid Masood a utilisé le service de messagerie WhatsApp.
Son appel pour un système «en coulisses» qui permettrait aux autorités d'accéder à de l'information risque fort d'être contesté par les acteurs de secteur technologique. Apple a combattu aux États-Unis la requête du FBI pour les mots de passe nécessaires pour débloquer un iPhone qui avait été utilisé par l'un des responsables de l'attaque extrémiste en 2015 à San Bernardino, en Californie.
Khalid Masood a foncé avec son véhicule utilitaire sport sur des piétons qui marchaient le long du pont de Westminster. Il est ensuite sorti de son véhicule et a poignardé à mort un policier, Keith Palmer, qui était devant le Parlement. L'assaillant a ensuite été abattu par la police. Daech (le groupe armé État islamique) a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
La police a affirmé qu'il avait agi seul, mais elle tente de cerner ses motifs et d'identifier de possibles complices, faisant du message WhatsApp un indice potentiel sur son état d'esprit et ses contacts sur les réseaux sociaux.
Mme Rudd a dit avoir l'intention de s'entretenir avec des sociétés technologiques, jeudi prochain.
Une nouvelle arrestation
La police britannique a annoncé avoir procédé à une nouvelle arrestation dimanche dans le cadre de l'enquête sur l'attentat au Parlement de Londres mercredi dernier.
Un homme de 30 ans soupçonné de préparer des actes terroristes a été arrêté a Birmingham, a précisé la police londonienne dans un communiqué.
Douze personnes ont été arrêtées après que le Britannique Khalid Masood (52 ans) a tué quatre personnes et en a blessé 50, avec sa voiture et à coups de couteau. Il a lui-même été abattu ensuite par la police.
Neuf personnes qui avaient été arrêtées ont été depuis libérées sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, tandis qu'un homme de 58 ans a été maintenu en détention et qu'une femme de 32 ans a été libérée sous caution.