Des fleurs devant le Parlement de Londres pour rendre hommage aux victimes de l'attentat du 22 mars

Attentat de Londres: pas de lien avéré entre Khalid Mansoor et l'EI

La police britannique n'a trouvé, après cinq jours d'enquête, aucun lien entre l'auteur de l'attentat qui a fait quatre morts à Londres et des groupes djihadistes, ni de preuve qu'il ait eu des complices.
L'attentat, qui a fait 4 morts et plus de 50 blessés mercredi dernier, avait été revendiqué le lendemain par le groupe État islamique (EI), qui a déclaré que Masood était un soldat de l'organisation.
Khalid Mansoor avait cependant «clairement un intérêt pour le djihad», a précisé un responsable de l'antiterrorisme, Neil Basu.
«Il n'y a aucune preuve que Masood se soit radicalisé en prison en 2003, comme cela a été suggéré, c'est de la pure spéculation», a ajouté le policier.
Alors que les enquêteurs essaient de reconstituer son parcours juste avant l'attaque et de comprendre ses motivations, M. Basu a appelé toute personne ayant été en contact avec Masood le jour de l'attentat à se faire connaître.
Il a relevé que l'auteur de l'attentat avait employé des moyens «peu sophistiqués, peu techniques, à bas prix en copiant d'autres attaques, qui font écho à la rhétorique des dirigeants de l'EI en termes de méthodologie et d'attaque contre la police et les civils».
«Mais, à ce stade, nous n'avons pas de preuve qu'il en a discuté avec d'autres», a ajouté le responsable.
Ces éléments renforcent la thèse d'un «loup solitaire» passé par la case prison, comme un certain nombre de djihadistes ayant frappé en Europe avant lui.
Mère «abasourdie»
Janet Ajao, la mère de Masood, a publié lundi un communiqué dans lequel elle condamne l'attentat qui l'a laissée «choquée et abasourdie». «J'ai versé beaucoup de larmes pour les personnes affectées par cet acte horrible», a-t-elle dit.
Entre 1983 et 2003, Adrian Russell Ajao, alias Adrian Elms, alias Khalid Masood, a été plusieurs fois condamné pour agressions, détention illégale d'armes et trouble à l'ordre public.