Anis Amri ayant été tué en Italie après plus de trois jours de cavale, l'enquête tente d'établir s'il a bénéficié de complicités avant, pendant ou après l'attaque au camion-bélier du 19 décembre.

Attentat de Berlin: Anis Amri a bien transité par la France

L'exploitation des images de vidéosurveillance confirme qu'Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat de Berlin, abattu vendredi par la police italienne à Milan, a bien transité par Lyon dans le centre-est de la France, a indiqué lundi une source proche de l'enquête.
«Un homme qui correspond au tueur a été repéré le jeudi 22 décembre dans l'après-midi sur le quai de la gare, portant un bonnet et un sac à dos», a déclaré la source, confirmant des informations de presse.
«Il apparaît seul sur ces images», a-t-elle ajouté, précisant que les investigations se poursuivaient pour déterminer comment Anis Amri avait quitté la capitale allemande pour rejoindre la France, puis l'Italie dans sa cavale.
Ce Tunisien de 24 ans est soupçonné d'avoir tué 12 personnes et d'en avoir blessé des dizaines d'autres lundi 19 décembre à Berlin avec un camion-bélier lancé sur un marché de Noël.
Anis Amri a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un contrôle policier à Milan, mettant fin à quatre jours de chasse à l'homme à travers l'Europe.
Des billets de train pour un trajet Lyon-Chambéry-Milan via Turin, réglés en liquide, ont été retrouvés sur lui, mais le ministre français de l'Intérieur Bruno Le Roux avait appelé «à la plus grande prudence» sur son itinéraire, dans l'attente des résultats de l'enquête.
L'analyse des caméras de la gare de Chambéry, dans les Alpes françaises, est toujours en cours d'exploitation.
Les autorités allemandes recherchent d'éventuels complices, alors que trois proches du tueur présumé, dont son neveu, ont été interpellés samedi en Tunisie.
Ce dernier a «avoué être en contact» avec son oncle via l'application cryptée Telegram, selon le ministère tunisien de l'Intérieur. D'après le ministère, il a aussi indiqué avoir prêté allégeance avec Anis Amri au groupe jihadiste État islamique, qui a revendiqué l'attentat de Berlin.