Des militants des droits de l'Homme manifestaient en décembre dernier à New York pour démontrer leur solidarité envers les réfugiés. Les États-Unis ont accueilli lundi leur 10 000e réfugié syrien en un an.

Arrivée du 10 000e réfugié syrien en un an aux États-Unis

Les États-Unis devaient accueillir lundi leur 10 000e réfugié syrien en un an, soit un mois avant la date fixée par le président Barack Obama, a annoncé la Maison-Blanche.
Washington est régulièrement montré du doigt par des défenseurs des droits de l'homme qui dénoncent le manque de réactivité de la première puissance mondiale par rapport à la crise migratoire déclenchée par le conflit en Syrie.
Nombre d'adversaires de M. Obama ont pour leur part dénoncé son approche dans ce dossier, mettant en avant le risque que des djihadistes ne se mêlent au flux des réfugiés.
«Il y a moins d'un an, en réponse à une crise globale de réfugiés impliquant des millions de Syriens fuyant la violence et le conflit, le président Obama avait demandé à son administration d'augmenter le nombre de réfugiés syriens à qui l'on pourrait offrir un refuge sûr aux États-Unis», a indiqué dans un communiqué Susan Rice, conseillère à la sécurité du président américain.
«Aujourd'hui, je suis heureuse d'annoncer que nous allons atteindre ce but plus d'un mois avant la date prévue [le 30 septembre, fin de l'année budgétaire]», a-t-elle ajouté, annonçant l'arrivée du 10 000e réfugié syrien en sol américain lundi après-midi.
Débat passionné
En pleine campagne électorale pour la Maison-Blanche, la question de l'accueil des réfugiés syriens dans le pays avait pris une tournure particulièrement passionnelle après les attentats de Paris de novembre 2015.
La plupart des candidats républicains, dont Donald Trump qui a depuis été investi par le parti, avaient appelé à l'arrêt de l'accueil de ces réfugiés par crainte d'infiltration de combattants du groupe État islamique.
La Maison-Blanche insiste de son côté sur le fait que le processus est extrêmement strict et rigoureux. M. Obama est par ailleurs monté à plusieurs reprises au créneau pour mettre en garde contre tout amalgame entre réfugiés et terroristes.