Selon le <em>New York Times</em>, Moscou aurait ofert des primes à des insurgés talibans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan.
Selon le <em>New York Times</em>, Moscou aurait ofert des primes à des insurgés talibans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan.

Afghanistan: Moscou et talibans démentent des primes russes pour tuer des soldats occidentaux

KABOUL - La Russie et les talibans ont séparément démenti samedi des informations du New York Times qui affirme, citant des responsables du renseignement américain, que Moscou a offert des primes à des insurgés afghans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan.

Selon ces responsables anonymes cités par le quotidien américain, une unité du renseignement militaire russe (GRU) a distribué discrètement de l’argent à des combattants islamistes et à des criminels «proches des talibans» pour qu’ils tuent des soldats américains ou de l’OTAN en Afghanistan.

«Ces accusations infondées et anonymes affirmant que Moscou est derrière la mort de soldats américains en Afghanistan ont déjà abouti à des menaces directes sur la vie des employés des ambassades russes à Washington et Londres», a tweeté l’ambassade russe aux États-Unis.

Dans un autre message, l’ambassade a appelé le New York Times à «cesser de fabriquer de fausses informations» et demandé aux autorités américaines de «prendre des mesures efficaces» pour assurer la sécurité de ses employés.

Les talibans, qui affrontent le pouvoir afghan et les troupes étrangères depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition internationale menée par les États-Unis, ont également vigoureusement démenti ces allégations.

«La guerre sainte menée depuis 19 ans par l’Émirat islamique (nom de l’État afghan sous le régime taliban, de 1996 à 2001, NDLR) ne doit rien aux bienfaits d’un quelconque service de renseignement ou pays étranger», affirment-ils dans un communiqué publié à Kaboul.

Les insurgés afghans rejettent également de précédentes accusations américaines faisant état de livraisons d’armes de la part de la Russie.

«L’Émirat islamique a utilisé des armes, installations et outils (...) déjà présents en Afghanistan ou des butins de guerre récupérés à l’ennemi au cours d’affrontements», assure le groupe qui rappelle que les engins explosifs artisanaux sont responsables de la majorité des pertes américaines en Afghanistan.

Les talibans soulignent en outre rester attachés à l’accord signé le 29 février à Doha avec Washington, qui prévoit notamment qu’ils cessent d’attaquer les troupes étrangères en échange d’un retrait graduel de celles-ci d’Afghanistan avant le printemps 2021.

Les talibans ont largement cessé d’attaquer les troupes étrangères, mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue de venir en aide en intervenant alors sur le terrain.

Selon le New York Times, le président américain Donald Trump a été informé de l’existence de ces supposées primes russes, tout comme le Royaume-Uni, dont des soldats auraient également été visés.

Bien que le mouvement des talibans soit officiellement interdit en Russie, Moscou a accueilli en 2019 des négociations pour la paix en Afghanistan, en présence de leurs représentants.

Se disant inquiète de la situation en Afghanistan en raison de la proximité du conflit avec sa sphère d’influence en Asie centrale, la Russie a toujours démenti fournir une aide aux talibans, comme l’en a accusé Washington.

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TRUMP PAS INFORMÉ DE PRIMES RUSSES AUX TALIBANS POUR TUER DES SOLDATS OCCIDENTAUX

La Maison-Blanche a démenti samedi que le président Donald Trump ait été mis au courant des primes offertes par Moscou à des insurgés afghans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan, une information publiée la veille par le New York Times.

La porte-parole Kayleigh McEnany a dit que «ni le président ni le vice-président n'ont été [informés de] ces soi-disant primes russes», évoquant «l'inexactitude de l'histoire du New York Times, qui suggère à tort que le président Trump a été informé de cette affaire».

De leur côté, la Russie et les talibans ont séparément démenti samedi ces informations.

Selon les responsables anonymes cités par le quotidien américain, le renseignement militaire russe (GRU) a distribué discrètement de l'argent à des combattants islamistes et à des criminels «proches des talibans» pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.

«Ces accusations infondées et anonymes affirmant que Moscou est derrière la mort de soldats américains en Afghanistan ont déjà abouti à des menaces directes sur la vie des employés des ambassades russes à Washington et Londres», a tweeté l'ambassade russe aux États-Unis.

Selon le <em>New York Times</em>, des primes auraient été offertes par Moscou à des insurgés afghans pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan.

Dans un autre message, l'ambassade a appelé le New York Times à «cesser de fabriquer de fausses informations» et demandé aux autorités américaines de «prendre des mesures efficaces» pour assurer la sécurité de ses employés.

Les talibans, qui affrontent le pouvoir afghan et les troupes étrangères depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition internationale menée par les États-Unis, ont également vigoureusement démenti ces allégations.

«La guerre sainte menée depuis 19 ans par l'Émirat islamique (nom de l'État afghan sous le régime taliban, de 1996 à 2001, ndlr) ne doit rien aux bienfaits d'un quelconque service de renseignement ou pays étranger», affirment-ils dans un communiqué publié à Kaboul.

Les talibans soulignent en outre rester attachés à l'accord signé le 29 février à Doha avec Washington, qui prévoit notamment qu'ils cessent d'attaquer les troupes étrangères en échange d'un retrait graduel de celles-ci d'Afghanistan avant le printemps 2021.

Les talibans ont largement cessé d'attaquer les troupes étrangères, mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue de venir en aide en intervenant alors sur le terrain.

Selon le New York Times, le président américain Donald Trump a été informé de l'existence de ces supposées primes russes, tout comme le Royaume-Uni, dont des soldats auraient également été visés.