Steve Bannon, proche conseiller de Donald Trump, croit que les États-Unis devraient se retirer de l'accord de Paris sur le climat.

Accord de Paris: l'entourage de Trump divisé

L'entourage du président Donald Trump est très divisé concernant l'éventualité que les États-Unis se retirent de l'accord de Paris sur le climat, écrit vendredi le New York Times, avançant qu'une décision pourrait être annoncée très prochainement.
Steve Bannon, conseiller en stratégie du président et ex-patron du site d'informations d'extrême droite Breitbart, presse l'occupant de la Maison-Blanche de sortir de l'accord historique conclu en décembre 2015 par 194 pays, précise le quotidien new-yorkais, citant des responsables gouvernementaux et du secteur de l'énergie non identifiés.
Mais, selon ces sources, cette position est rejetée avec force par le secrétaire d'État Rex Tillerson - ex-patron du géant pétrolier ExxonMobil - ainsi que par la fille aînée du président, Ivanka, qui a l'oreille de son père et qui avait notamment rencontré avec lui Al Gore peu après l'élection. L'ancien vice-président démocrate incarne la lutte contre le changement climatique aux États-Unis.
Ils craignent qu'un retrait des États-Unis n'ait des conséquences diplomatiques néfastes, en sapant la crédibilité de Washington et en affaiblissant ses liens avec des alliés cruciaux.
Pendant sa campagne électorale, M. Trump - un climato-sceptique - avait dit qu'une fois élu il annulerait la participation américaine à cet accord, un des grands accomplissements de Barack Obama. Après son élection le 8 novembre, il avait dit garder «l'esprit ouvert» sur le sujet.
Il a aussi promis de démanteler les mesures de son prédécesseur destinées à réduire les émissions américaines de gaz à effet de serre, en taillant dans le budget de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).
Ivanka Trump, qui a l'oreille de son père, croit que le retrait des États-Unis de l'accord aurait des conséquences néfastes sur le plan diplomatique.
M. Trump a nommé à la tête de cet organisme Scott Pruitt qui a engagé en tant que procureur général de l'Oklahoma quatorze actions en justice contre les réglementations de l'EPA.
Selon un document obtenu par des médias, les coupes budgétaires envisagées entraîneraient une réduction de 20 % du personnel et élimineraient des dizaines de programmes.
Dès la semaine prochaine, M. Trump prévoit de signer un décret pour commencer le long processus de démantèlement des réglementations mises en place par M. Obama pour contraindre les centrales électriques au charbon de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2).