Samedi, plusieurs centaines de manifestants proches principalement de l’extrême gauche, mais aussi pour certains de la droite identitaire, milieux complotistes ou militant anti-vaccins, se sont rassemblés ou ont tenté de le faire avant que la police n’intervienne.
Samedi, plusieurs centaines de manifestants proches principalement de l’extrême gauche, mais aussi pour certains de la droite identitaire, milieux complotistes ou militant anti-vaccins, se sont rassemblés ou ont tenté de le faire avant que la police n’intervienne.

À Berlin, près d'un millier d'Allemands manifestent contre le confinement

Agence France-Presse
BERLIN — Une centaine de personnes ont été arrêtées samedi pour non-respect des règles de distanciation sociale à Berlin, selon la police, en marge d’une manifestation contre les mesures anti-coronavirus ayant rassemblé un millier de personnes.

Ces rassemblements sont organisés depuis maintenant fin mars chaque samedi sur la place Rosa Luxemburg de la capitale allemande par un collectif hétéroclite baptisé «Résistance démocratique» qui voit dans les mesures de confinement décidées par le gouvernement un début de régime autoritaire dans le pays ou une atteinte illégale aux libertés individuelles.

Samedi, plusieurs centaines de manifestants proches principalement de l’extrême gauche, mais aussi pour certains de la droite identitaire, milieux complotistes ou militant anti-vaccins, se sont rassemblés ou ont tenté de le faire avant que la police n’intervienne.

La police avait érigé plusieurs barrières autour de la place, mais les participants se sont retrouvés dans les rues voisines.

Le regroupement «n’est pas compatible avec les règles» en place pour stopper la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus, a expliqué la police sur Twitter, demandant aux personnes présentes de se disperser.

Certains accusaient sur leur t-shirt la chancelière Angela Merkel d’avoir «interdit de vivre», d’autres réclamaient la «liberté», affirmant sur des pancartes «Je décide ce que je pense et ce que je dis haut et fort».

«Plus jamais fascisme et guerre» ou «stop le lobby pharmaceutique», pouvait-on lire sur d’autres.

La manifestation n’avait pas été autorisée en raison des restrictions. Les rassemblements de plus de 20 personnes sont interdits actuellement à Berlin.

Sur leur site internet, les organisateurs réclament notamment «la fin du régime d’État d’urgence» et minimisent le danger du virus.

L’opposition au confinement prend peu à peu forme en Allemagne, comme dans d’autres pays, même si la chancelière Angela Merkel voit encore globalement sa popularité évoluer au plus haut en raison de sa gestion de la crise approuvée par une grande majorité de citoyens.

Elle est menée notamment par l’extrême droite allemande, principale force d’opposition à la chambre des députés.

L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) juge que le gouvernement exagère le risque de l’épidémie et demande l’ouverture immédiate de tous les commerces.

Il ne capitalise pas encore dans les sondages avec ces revendications, mais table sur une poussée progressive du mécontentement dans la population avec les conséquences économiques et sociales liées au confinement.