L'Unicef a demandé à la communauté internationale d'intervenir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire dans l'État de Borno, où près de 250 000 enfants souffrent de malnutrition grave.

50 000 enfants nigérians menacés par la faim

Quelque 50 000 enfants pourraient mourir de faim dans les régions du nord-est du Nigéria précédemment coupées du monde par le groupe djihadiste Boko Haram, a prévenu mardi l'agence onusienne des enfants.
L'Unicef a demandé à la communauté internationale d'intervenir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire dans l'État de Borno, où près de 250 000 enfants souffrent de malnutrition grave.
La plupart des petites victimes se trouvent dans des secteurs qui étaient inaccessibles avant qu'une coalition multinationale ne chasse les extrémistes de Boko Haram, plus tôt cette année.
Le directeur régional de l'Unicef, Manuel Fontaine, a précisé que 134 enfants pourraient mourir de malnutrition grave chaque jour si rien n'est fait.
Des enfants meurent déjà. Le groupe humanitaire Médecins sans frontières a décrit une «urgence humanitaire catastrophique» dans la ville de Bama, où environ 200 personnes sont mortes depuis juin et où des enfants mourraient de faim chaque jour, selon des réfugiés.
L'insurrection lancée il y a sept ans par les islamistes nigérians a fait plus de 20 000 morts et chassé 2,7 millions de personnes de chez elles. Elle déborde maintenant des frontières du Nigéria.
L'Unicef dit avoir reçu moins de la moitié des 55,5 millions $ US demandés plus tôt cette année et prévient que ses besoins sont plus grands que jamais.