Des citoyens de Bagdad inspectent la scène après l'explosion d'une voiture piégée sur une place du quartier de Sadr City, lundi.

32 morts dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad

Le groupe État islamique (EI) a, par l'intermédiaire de son agence de propagande Amaq, revendiqué l'attentat commis à Bagdad lundi qui a tué 32 personnes, au moment où le président français François Hollande effectuait une visite dans la capitale irakienne.
Un kamikaze a fait exploser une voiture piégée sur une place du quartier de Sadr City, habité majoritairement par des musulmans chiites, dans le nord-est de Bagdad. Selon la police irakienne, 32 personnes ont été tuées et 61 blessées, dont de nombreux journaliers qui attendaient sur les lieux dans l'espoir d'être embauchés.
Des photos partagées sur les réseaux sociaux montrent une colonne de fumée noire s'élevant dans le ciel et les blessés, dont certains très grièvement, en train d'être évacués.
Les extrémistes sunnites de l'EI considèrent les chiites, majoritaires en Irak, comme des «hérétiques» et les visent fréquemment au moyen d'attentats à la bombe ou à la voiture piégée.
L'attentat de Sadr City a été commis au moment où François Hollande rencontrait son homologue irakien Fouad Massoum et le premier ministre Haider Al-Abadi.
Sa visite en Irak s'inscrit dans la contribution de la France à la lutte contre l'EI qui affronte les forces irakiennes dans son bastion irakien de Mossoul, dans le nord du pays. Ces dernières sont épaulées par une coalition internationale à laquelle la France participe.
Deuxième attentat en 48 heures
Il s'agit du deuxième attentat à ensanglanter Bagdad en 48 heures.Samedi, à la veille du Nouvel An, un double attentat revendiqué par le groupe État islamique dans un marché bondé du centre-ville avait fait 27 morts et des dizaines de blessés.