Un petit Syrien près d'Alep tenant un livre donné par l'UNICEF. L'organisation de l'ONU a dit qu'au moins 235 enfants ont perdu la vie dans des écoles ou à proximité l'an dernier, et que 1,7 million de jeunes sont privés de leur éducation.

2016, l'année la plus meurtrière pour les enfants syriens

Au moins 652 petits Syriens ont été tués l'an dernier, ce qui en fait l'année la plus meurtrière à ce chapitre depuis le début de la guerre civile, a annoncé lundi l'agence onusienne des enfants.
Les bombardements se sont poursuivis sans relâche, touchant notamment des écoles, des hôpitaux, des terrains de jeux, des parcs et des résidences privées, ce qui contrevient clairement au droit international.
L'UNICEF a dit qu'au moins 235 enfants ont perdu la vie dans des écoles ou à proximité l'an dernier, et que 1,7 million de jeunes sont privés de leur éducation. Le tiers des écoles syriennes sont inutilisables, parfois parce que des groupes armés s'y sont installés. Environ 2,3 millions d'enfants syriens sont des réfugiés ailleurs au Moyen-Orient.
Ces données sont contenues dans un rapport publié par l'UNICEF à l'aube du sixième anniversaire du soulèvement populaire contre le régime de Bachar el-Assad.
L'UNICEF dit qu'au moins 851 enfants ont été recrutés par une faction ou une autre l'an dernier, soit deux fois plus que l'année précédente. Les enfants sont aussi menacés par les mines et autres munitions qui inondent le pays.
«Stress toxique»
La semaine dernière, l'organisation caritative Save the Children prévenait que plusieurs enfants syriens donnent des signes d'un «stress toxique» qui pourrait leur causer des problèmes de santé pour le restant de leurs jours, les pousser vers la toxicomanie ou leur occasionner des problèmes de santé mentale.
Pour sa part, le Conseil norvégien des réfugiés a dit que 13,5 millions de personnes ont besoin d'aide en Syrie, alors que les conditions ne cessent de se détériorer. Environ 5 millions de réfugiés ont fui vers les pays voisins. Un million de Syriens seraient coincés dans des secteurs assiégés où ils n'ont accès à aucune aide humanitaire.
Par ailleurs, le gouverneur de la province centrale de Homs a indiqué qu'un accord a été conclu pour évacuer les rebelles du dernier quartier qu'ils contrôlent toujours dans la ville du même nom, celui d'Al-Waer. Cette évacuation devrait avoir lieu d'ici six ou huit semaines.