Décontracté, sûr de lui, le chef de l'État s'est permis un trait d'humour sur le statut de «maître du monde» que lui donnent certains commentateurs.

2016, l'année de rêve de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a affiché vendredi sa confiance en l'avenir au terme d'une année où tout lui a souri, des États-Unis avec la victoire qu'il avait prévue de Donald Trump, à la Syrie, où il veut installer la Russie durablement.
«Personne, à part nous», les Russes, n'a cru que Donald Trump pouvait être élu président, a lancé M. Poutine lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, tout en fustigeant les démocrates de Barack Obama et d'Hillary Clinton pour leur manque de «dignité» dans la défaite.
Décontracté, sûr de lui, le chef de l'État s'est permis un trait d'humour sur le statut de «maître du monde» que lui donnent certains commentateurs. À un journaliste américain qui l'interrogeait sur d'éventuelles élections présidentielles anticipées, Vladimir Poutine lui a répondu avec le sourire : «Dans quel pays?»
Le président russe a également accusé l'administration américaine d'avoir mis leurs deux pays sur la voie d'une nouvelle course aux armements. La veille, il avait ordonné le renforcement de la force de frappe nucléaire du pays. Dans la foulée, Donald Trump avait suivi en appelant à renforcer et accroître la capacité des États-Unis en matière d'armement nucléaire. M. Poutine a assuré vendredi ne voir «rien de nouveau» dans cette prise de position.
Ces annonces pleines de détermination surviennent au lendemain de l'annonce par l'armée syrienne de la reprise de la totalité de la ville d'Alep, la plus grande victoire pour le président Bachar Al-Assad depuis le début de la guerre en 2011, un succès qui n'aurait pas été possible sans le soutien militaire décisif de la Russie.
Vladimir Poutine s'est rendu maître du jeu en Syrie au point d'avoir réussi à écarter presque totalement Washington du processus de règlement du conflit. 
Signe que la Russie est désormais implantée pour longtemps en Syrie, M. Poutine a ordonné vendredi d'agrandir les installations portuaires militaires russes à Tartous, dans le nord-ouest du pays, censées devenir une base navale permanente.