Monde

États-Unis: Joe Biden lance sa campagne à l’investiture démocrate

WASHINGTON - L’ancien vice-président des États-Unis, Joe Biden, se joint officiellement à la course à l’investiture du Parti démocrate en vue des élections présidentielles de 2020.

Le vétéran politicien âgé de 76 ans devient instantanément l’un des favoris de la course à l’investiture, tout comme le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, qui est quant à lui âgé de 77 ans.

Chez les démocrates, Joe Biden offre parmi les prétendants à la Maison-Blanche une expérience inégalée en matière législative et en politique internationale; il est aussi l’une des personnalités démocrates les plus connues de la population des États-Unis.

Joe Biden a été vice-président des États-Unis de 2009 à 2017, sous la présidence de Barack Obama. Ce dernier n’a pas encore signifié son appui à la candidature de M. Biden, mais une porte-parole de l’ancien président, Katie Hill, a affirmé que la décision de choisir Joe Biden comme adjoint pour la course à la Maison-Blanche de 2008 avait été l’une des meilleures décisions prises par Barack Obama.

La lutte pour l’investiture du Parti démocrate regroupe une vingtaine de candidats et d’autres pourraient s’y joindre.

Monde

Trump promet de se tourner vers la Cour suprême si on tente de le destituer

WASHINGTON — Le président Donald Trump a déclaré mercredi qu’il s’adresserait directement à la Cour suprême des États-Unis «si les [démocrates] partisans» tentaient de le destituer.

Mais la stratégie de M. Trump pourrait se heurter à un obstacle : la haute cour elle-même, qui a déclaré en 1993 que les fondateurs de la Constitution américaine ne souhaitaient pas que les tribunaux aient le pouvoir de contrôler les procédures de destitution. La Cour suprême a statué que le Congrès était seul responsable de la destitution.

Monde

Pire épidémie de rougeole aux États-Unis depuis 2000

NEW YORK — Les États-Unis avaient enregistré à la date de mercredi 695 cas de rougeole depuis le début de l'année, soit la pire résurgence de la maladie depuis son élimination officielle en 2000, selon les Centres de préventions pour la maladie.

Ce nouveau record - le plus récent datait de 2014, avec 667 cas sur l'ensemble de l'année - intervient sur fond de mouvement antivaccins : beaucoup de parents sont opposés à faire immuniser leurs enfants et évoquent les exemptions religieuses qui existent dans la plupart des États américains.

Autour du globe, 25 avril 2019

Monde

Un garçon de trois ans retrouvé seul à la frontière avec le Mexique

WASHINGTON — Les agents américains des douanes ont annoncé mercredi avoir découvert un enfant de trois ans seul près de la frontière mexicaine où il a été, selon eux, «abandonné par des passeurs».

L’enfant, qui ne parle pas bien compte tenu de son jeune âge, avait son nom et un numéro de téléphone écrits sur ses chaussures, ont-ils précisé dans un communiqué.

Il a été découvert mardi matin quand des agents qui patrouillaient au niveau de Brownsville, dans le sud du Texas, ont repéré plusieurs personnes à pied.

«Quand ils ont essayé d’intercepter le groupe, les clandestins présumés se sont éparpillés dans un champ» de maïs, écrivent-ils dans leur communiqué. En fouillant dans la verdure, ils ont découvert le garçonnet «en pleurs».

L’enfant a été examiné par des médecins qui l’ont trouvé en bonne santé, précisent les garde-frontières dans leur communiqué.

Toutes les tentatives pour localiser ses parents se sont pour l’instant avérées infructueuses.

Drames humains

Cette découverte illustre à nouveau les drames humains qui se jouent à la frontière sud des États-Unis, où arrive un nombre croissant de migrants en provenance d’Amérique centrale.

Il s’agit souvent de familles ou de mineurs fuyant la violence et la misère au Honduras, au Guatemala et au Salvador et qui voyagent en groupe pour plus de sécurité.

La présence de nombreux enfants dans leurs rangs a créé une crise humanitaire à la frontière, avec des structures d’accueil engorgées. Près de 9000 mineurs non accompagnés ont ainsi été interpellés au mois de mars, selon des statistiques officielles.

Pas un cas isolé

Dans ce contexte, le responsable du poste des gardes-frontières de Brownsville, Jorge Gonzalez, a confié que le petit garçon découvert mardi n’était pas un cas isolé. «On a vu ça très souvent : un enfant qui n’est lié à personne dans le groupe et qui doit être remis à ses parents déjà arrivés aux États-Unis», a-t-il expliqué au New York Times.

Le président Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale un marqueur de sa présidence, a salué mercredi «le travail formidable» réalisé par la police aux frontières. «Elle a déjà interpellé plus de 418.000 migrants clandestins cette année, beaucoup plus que l’an dernier» à la même époque, s’est-il félicité sur Twitter.

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Le baril de poudre amazonien

ALTAMIRA, Brésil — Fusil à l’épaule et mine désolée, Tatji Arara enjambe d’énormes troncs d’arbres qui jonchent la forêt défigurée par les trafiquants de bois dans l’État du Para, au cœur d’une Amazonie brésilienne en proie aux conflits fonciers.

«Tous les jours, nous découvrons de nouveaux arbres coupés, je n’avais jamais vu une chose pareille», déplore ce cacique indien de 41 ans, qui assure que la déforestation a repris de plus belle depuis l’arrivée au pouvoir en janvier du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Ce dernier a clamé haut et fort pendant sa campagne électorale qu’il ne cèderait pas «un centimètre de plus» aux terres autochtones.

D’après l’ONG Imazon, la déforestation en Amazonie a augmenté de 54 % en janvier 2019 — premier mois de présidence de M. Bolsonaro — par rapport à janvier 2018, et l’État du Para concentre à lui seul 37 % des aires dévastées.

Le territoire Arara, où vivent environ 300 indigènes sur 274 010 hectares, soit une surface équivalente à environ 264 000 terrains de football, est censé être inviolable depuis qu’il a été officiellement délimité par le gouvernement, en 1991.

«Bolsonaro a empoisonné l’esprit du peuple, beaucoup de gens pensent qu’il va nous prendre nos terres, mais nous n’allons pas le laisser faire», souligne Tatji Arara, vêtu d’un simple bermuda et d’un maillot de Flamengo, le club de football le plus populaire du Brésil.

«Si les extractions illégales de bois continuent, nos guerriers prendront leurs arcs et leurs flèches, il pourrait y avoir des morts», prévient-il.

Dans une lettre adressée en février au parquet fédéral, les Arara ont affirmé que les anciens de la tribu envisageaient de «se faire justice eux-mêmes», évoquant même un rituel ancestral consistant à fabriquer une sorte de flûte «avec le crâne des envahisseurs».

À Brasilia, des centaines d’indigènes devaient se retrouver de mercredi à vendredi pour défendre devant les centres du pouvoir leur droit à la terre, comme chaque année.

Sacrifié à l’asphalte

Les terres Arara se trouvent dans la zone d’Altamira, la plus grande municipalité du Brésil en termes de superficie, plus vaste que le Portugal et peuplée d’environ 110 000 habitants.

Les communautés autochtones locales ont déjà été fortement affectées par le projet pharaonique de Belo Monte, une centrale hydroélectrique dont la construction doit se terminer d’ici la fin de l’année, comprenant un barrage qui sera le troisième plus grand au monde. Des dizaines de personnes ont dû être déplacées et l’écosystème local a été bouleversé.

C’est également à Altamira que le régime militaire a inauguré en 1970 le premier tronçon de la transamazonienne. Inachevée, cette route censée traverser le «poumon de la planète» a déjà laissé une cicatrice de plus de 4000 km à travers l’Amazonie.

La plaque commémorative de l’inauguration a été installée à côté d’un véritable monument à la déforestation : une immense souche de noyer du Brésil, sacrifié à l’asphalte.

Cet arbre, un des plus grands de la forêt amazonienne, produit des noix dont la cueillette est une des principales sources de revenus de Tatji Arara.

Quand le cacique voit un bidon de 200 litres de gazole abandonné au milieu d’une clairière, son sang ne fait qu’un tour : il tire un coup de fusil et le carburant se répand au sol. Environ 500 mètres plus loin, il désigne un camion bleu destiné au transport de bois, à moitié calciné, incendié en février par une soixantaine d’indigènes.

«Idiots et paresseux»

À proximité de la transamazonienne, qui à ce niveau-là n’est pas asphaltée et se transforme en chemin de terre rouge, les trafiquants de bois ont fait des percées dans la forêt sur plusieurs kilomètres.

Ils utilisent de gros engins pour défricher et laissent souvent sur leur passage les troncs déjà prédécoupés, récupérés discrètement un autre jour.

«Quand on les prend en flagrant délit, ils disent que ces terres n’appartiennent à personne, que les Indiens sont idiots et paresseux parce qu’ils ne veulent pas planter de soja», raconte Tatji Arara.

Au Brésil, les 566 terres indigènes délimitées par le gouvernement représentent plus de 13 % de l’immense territoire national. Le droit des autochtones à la terre est ancré dans la Constitution de 1988.

Il est formellement interdit de pratiquer sur ces terres indigènes toute activité qui menace le mode de vie traditionnel des populations, notamment l’exploration minière ou l’extraction de bois.

Escalade des tensions

Mais le ministre des Mines et de l’Energie Bento Albuquerque a laissé entendre début mars lors d’une rencontre au Canada avec de grands entrepreneurs du secteur minier que le gouvernement pourrait en finir avec ces restrictions, qui selon lui «favorisent les activités illégales».

«Nous assistons à une escalade des tensions et les Indiens sont souvent contraints de se substituer aux pouvoirs publics, dont les effectifs sont très restreints», déplore Adriano Augusto Lanna de Oliveira, procureur du parquet local, qui craint un bain de sang.

«C’est très inquiétant de voir les Indiens jouer le rôle de la police, parce qu’ils sont souvent décimés lors de ce genre de conflits», renchérit Paulo Henrique Cardoso, un autre procureur d’Altamira.

Les conflits pour la terre dans cette région ont également fait de nombreuses victimes parmi les militants des droits humains, à l’image de Dorothy Stang, une missionnaire américaine assassinée en 2005, à l’âge de 73 ans.

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Vladivostok, fenêtre de la Russie sur l’Extrême-Orient [PHOTOS]

VLADIVOSTOK - La ville portuaire de Vladivostok, où le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président Vladimir Poutine se rencontrent pour la première fois jeudi, joue un rôle stratégique pour la Russie à l’Est.

Située à plus de 6.500 kilomètres de Moscou, mais à seulement 200 kilomètres de la frontière avec la Corée du Nord, cette ville de 600.000 habitants est considérée comme la fenêtre de la Russie sur l’Asie et le Pacifique.

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Suprémaciste blanc exécuté 20 ans après l'horrible «lynchage» d'un Noir [PHOTOS]

WASHINGTON — Un suprémaciste blanc a été exécuté mercredi au Texas pour avoir tué un Noir il y a 20 ans lors d’une séance de torture, comparée à un «lynchage des temps modernes», qui avait révulsé l’Amérique.

N’ayant pas obtenu de sursis de dernière minute de la Cour suprême, John King, 44 ans, a subi une injection létale à 19h08 dans le pénitencier de Huntsville.

Cet homme, qui affichait des idées racistes et des tatouages nazis, avait été condamné à la peine capitale en 1999 pour avoir participé avec deux autres Blancs au meurtre de James Byrd.

Dans la nuit du 7 juin 1998, ils avaient prétendu vouloir raccompagner cet homme noir de 49 ans qui rentrait à pied chez lui après une fête.

Les trois hommes l’avaient en fait violemment battu, avant de l’enchaîner à l’arrière de leur camionnette et de le traîner sur plus de trois kilomètres.

Son corps démembré avait été retrouvé le lendemain matin devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas.

En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime : Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans.

Les deux derniers, qui avaient rallié un gang de suprémacistes blancs lors d’un séjour en prison, ont été condamnés à la peine de mort dans des procès distincts. Lawrence Brewer a été exécuté en 2011.

Shawn Berry, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a écopé de la réclusion à perpétuité.

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Kim Jong-Un en route pour un sommet avec Poutine

SÉOUL — Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a pris mercredi le chemin de la Sibérie pour participer à son premier sommet avec le président russe Vladimir Poutine, au moment où Pyongyang cherche à renforcer ses relations avec un allié historique, en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

Kim Jong-Un a quitté Pyongyang «à bord d’un train privé mercredi à l’aube pour se rendre en Russie», a annoncé l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Il s’agira pour M. Kim de sa première rencontre avec un chef d’État étranger depuis son second sommet avec le président américain Donald Trump qui s’est soldé, en février à Hanoï, par un fiasco retentissant.

Ces discussions — qui se tiendront jeudi à Vladivostok — sont une réponse à de multiples invitations adressées par M. Poutine depuis que Kim Jong-Un a rompu l’an passé avec son isolement diplomatique.

Après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, la péninsule coréenne a été en 2018, dans la foulée des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang, le théâtre d’une spectaculaire détente.

Soutien international

Depuis mars 2018, M. Kim a rencontré quatre fois le président chinois Xi Jinping, trois fois le président sud-coréen Moon Jae-in et deux fois M. Trump. Pour les experts, le leader nord-coréen cherche à obtenir davantage de soutien international dans son face-à-face diplomatique avec Washington sur le nucléaire.

À Hanoï, la Corée du Nord avait cherché à obtenir un allègement immédiat des sanctions internationales décidées pour la contraindre de renoncer à ses armes nucléaires et ses programmes de missiles balistiques.

Mais les discussions avaient été écourtées faute d’accord. Un blocage vraisemblablement dû au peu de concessions que Pyongyang semblait disposé à faire.

Cet échec a jeté un doute sur l’issue du processus diplomatique amorcé il y a un an. D’autant que Pyongyang vient de se fendre d’une charge d’une rare violence contre le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. La Corée du Nord a demandé son retrait des négociations sur le nucléaire, peu après avoir revendiqué l’essai d’une nouvelle «arme tactique guidée» avec une «puissante ogive».

De son côté, Moscou a déjà plaidé pour un allègement des sanctions contre Pyongyang. Washington a de son côté accusé la Russie d’aider le Nord à contourner certaines de ces mesures punitives, ce que le Kremlin nie.

Rééquilibrage

Voilà plusieurs décennies que les relations entre la Corée du Nord et la Russie ont perdu de leur éclat. Et on en oublierait presque que ce fut Moscou qui installa dans les années 40 au pouvoir à Pyongyang Kim Il-Sung, fondateur du régime et grand-père de Kim Jong-Un.

Pendant la Guerre froide, Moscou demeura un soutien important de Pyongyang, bien que les relations furent parfois en dents de scie. Kim Il-Sung excellait dans l’art de jouer sur la rivalité sino-soviétique pour obtenir des concessions de ses deux puissants voisins.

L’URSS réduisit cependant dans les années 80 son aide au Nord à mesure qu’elle se rapprochait de Séoul. Puis Pyongyang prit de plein fouet la chute de l’Union soviétique.

Peu après sa première élection à la présidence russe, Vladimir Poutine chercha à normaliser les relations bilatérales et rencontra trois fois Kim Jong-Il, père et prédécesseur de l’actuel leader, la première fois à Pyongyang en 2000. Il fut alors le premier dirigeant russe à se rendre en Corée du Nord.

Pékin a cependant profité du désengagement russe en Corée du Nord pour accroître son rôle et devenir le plus proche allié de Pyongyang et, de très loin, son premier partenaire commercial.

Certains experts pensent que Kim pourrait cette fois chercher une forme de rééquilibrage entre Pékin et Moscou.

«Cela fait partie de la doctrine “Juche”, l’idéologie d’autosuffisance du Nord, ne pas dépendre d’un seul allié», explique Jeong Young-tae, de l’Institut des études nord-coréennes de Séoul.

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Impôts de Trump: la Maison-Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

WASHINGTON — La Maison-Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa «décision finale» sur cette demande «sans précédent», le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.