Le guide de relance du gouvernement du Québec recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans. Pour les jeunes de 9 à 17, le ratio passe à un animateur pour 10.
Le guide de relance du gouvernement du Québec recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans. Pour les jeunes de 9 à 17, le ratio passe à un animateur pour 10.

Moins de jeunes admis aux camps de jour à Québec cet été

L’été s’annonce un casse-tête pour de nombreux parents qui espéraient un répit cet été. La Ville de Québec ne pourra accueillir dans ses camps de jour les 17 000 enfants inscrits.

«C’est impossible de recevoir 17 000 jeunes», a lancé le maire de Québec, mardi, en marge du conseil municipal. Régis Labeaume paraissait visiblement désolé de la situation. «Il y a des limites à ce qu’on peut faire. On va manquer de place», admet-il, après avoir pris connaissance des directives de distanciation sociale du gouvernement du Québec pour permettre la tenue des camps.

«On va avoir besoin des locaux des commissions scolaires. C’est franchement compliqué tout ça. Ça prend plus de monde (animateurs). Imaginez l’environnement pour engager», ajoute Régis Labeaume, tout en disant comprendre et appuyer les directives gouvernementales.

La semaine dernière, les maires de Québec et de Lévis avaient déjà exprimé des craintes entourant les exigences sanitaires. La publication vendredi du guide de relance du gouvernement du Québec les a concrétisées.


« C’est impossible de recevoir 17 000 jeunes. Il y a des limites à ce qu’on peut faire. On va manquer de place »
Le maire de Québec, Régis Labeaume

Le guide recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans. Pour les jeunes de 9 à 17, le ratio passe à un animateur pour 10. Le ratio est habituellement d’un pour huit pour les 5 à 6 ans et d’un pour 15 pour les 12 à 17 ans. Tous devront suivre une formation obligatoire sur les mesures entourant la COVID-19.

À cela, il faut ajouter les mesures d’hygiène liées à la COVID comme le lavage des mains et la désinfection du matériel. Sans compter que les animateurs devront être imaginatifs pour préparer des jeux qui respectent la règle de distanciation sociale.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, avait déjà confirmé que la Ville ne pourrait offrir l’équivalent des 7700 semaines de camps aux enfants inscrits. L’administration Labeaume travaille actuellement sur un plan pour accueillir le plus d’enfants possible. Mais pour l’heure, le maire de Québec ne peut avancer aucun chiffre.