Depuis qu'un voisin a porté plainte, les enfants d'un quartier du secteur Les Saules doivent jouer dans les entrées pentues.

«Moi, j'ai joué [au hockey] dans la rue», dit Labeaume

Jouer ou ne pas jouer au hockey dans la rue? S'il n'en tenait «personnellement» qu'au maire Régis Labeaume, les jeunes pourraient se prendre pour P.K. Subban dans les quartiers résidentiels. Mais un règlement existe. Et il l'interdit.
«Ça fait sept ans que je ne sais pas quoi faire avec ça», a commenté jeudi celui qui est maire depuis 2007.
«Moi, j'ai joué dans la rue, a-t-il dit. Si vous me le demandez personnellement, les jeunes devraient jouer dans la rue.»
Mais si la Ville ne réglemente pas, a-t-il déploré, elle pourrait être jugée responsable si un incident survient. «S'il arrive quelque chose, sur quel dos ça va tomber? Sur le dos du maire. Alors, c'est damned if you do, damned if you don't», a-t-il illustré à propos de ce dilemme.
M. Labeaume commentait l'intervention récente de la police appelée par une citoyenne qui se plaignait de jeunes qui jouaient au hockey dans un rond-point du quartier Les Saules.
L'affaire mise au jour par le FM93 au début du mois a été le sujet d'une chronique de Mylène Moisan du Soleil, dimanche. L'histoire a emballé les réseaux sociaux et a été partagée plus de 13 000 fois sur Facebook.
«Hyperprotection»
La Ville de Québec, comme les autres municipalités de la Communauté métropolitaine de Québec, interdit tout jeu dans la rue en vertu de l'article 17 de la Loi sur la paix et le bon ordre. Les amendes peuvent varier entre 150 $ et 1000 $.
Les policiers sévissent rarement, mais ils doivent répondre lorsqu'une plainte survient. «Il y a des gens qui se plaignent, mais ça dérange-tu vraiment?» a laissé tomber M. Labeaume.
Plus globalement, le maire déplore «l'hyperprotection» de la société actuelle. «Ça va prendre un condom pour faire du vélo tantôt», a-t-il ironisé.