Mise en demeure de CHOI contre Régis Labeaume [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le propriétaire de CHOI met en demeure le maire de Québec de se rétracter des «accusations diffamatoires» contre la station. Régis Labeaume a retiré des ondes les publicités de la Ville, estimant qu’on y tient des propos à l’encontre de la santé publique.

«Ça n’arrivera pas.» Le maire a confirmé vendredi qu’il ne se rétractera pas d’ici les 48 prochaines heures comme l’ordonne la mise en demeure reçue vendredi de RNC Média, propriétaire de l’antenne de Québec.

La lettre demande également de «reconnaître publiquement les gestes posés par CHOI au soutien des règles de la santé publique». «On ne répondra à rien», assure M. Labeaume, qui considère la missive comme une tentative de muselage de la Ville et de son maire. «La ville continuera à faire son travail pour protéger la population», précise-t-il.

RNC Média soutient que la Ville et le maire personnellement sont responsables de toutes les pertes encourues à la suite de l’annonce lundi du retrait des publicités de la Ville. «On n’a parlé à personne. On ne savait pas ce que les autres feraient. Il n’y a pas eu d’appel au boycott», fait savoir le maire. 

Plusieurs entreprises de la région comme Industrielle Alliance, Desjardins et Qualinet ont suivi le mouvement amorcé par l’administration Labeaume. Tous estiment que CHOI donne la parole à des gens, dont le discours va à l’encontre des mesures de santé publique destinées à freiner la pandémie.

Mercredi, le maire expliquait la raison du retrait des publicités. «On s’est aperçu que ce message de banalisation des mesures sanitaires est en train de percoler dans la population (…) Pour nous, les propriétaires de CHOI ont décidé que leur produit pouvait aller jusqu’à mettre en danger la santé publique. Ils ont peut-être le droit, mais on n’est pas obligé d’y participer financièrement.» 

Le maire ne se fait pas d’illusion. Il s’attend à une poursuite. «Comme dirait l’autre: «Liberté»», conclut-il.