Militaires de père en fille

Katarina Collin, 20 ans, ne paiera plus ses études comme infirmière l'an prochain à l'Université Laval. Comme elle a prêté allégeance à la reine mercredi, lors d'une cérémonie à la base militaire de Valcartier, c'est l'armée canadienne qui s'en chargera.
«J'avais le goût de relever des défis et je sais que dans l'armée, il y a tout plein de possibilités», dit celle qui aime voyager et qui se verrait bien participer à une mission humanitaire. Il faut dire que l'exemple qu'elle avait à la maison l'a inspirée. Sa mère était infirmière dans l'armée et son père, Richard Collin, y est toujours, après 25 ans. C'est même lui qui l'a accueillie au sein des Forces.
Ces temps-ci, l'enrôlement de nouveaux militaires va excessivement bien. Il n'y a pas de mission à l'étranger en vue et la conjoncture économique est favorable. Les salaires et les avantages sociaux des militaires sont très compétitifs par rapport au secteur privé.
Entre le 1er avril 2013 et le 31 mars 2014, 915 jeunes Québécois ont fait leur entrée dans l'armée. «C'est très fort cette année. Au-dessus de ce à quoi on s'attendait. On a augmenté le ratio de Canadiens-français dans l'armée», souligne Gaétan Lizotte, représentant d'affaires publiques. 
«Avant les années 2000, l'armée représentait davantage une voie de service. On avait beaucoup de gens peu scolarisés, qui avaient seulement un secondaire trois par exemple. Aujourd'hui, c'est davantage vu comme une option professionnelle viable», ajoute le lieutenant de vaisseau Lizotte.
Il admet qu'il reste toutefois du travail à faire au Québec, où les futurs ingénieurs, médecins et cadres sont moins enclins à s'enrôler que dans le reste du Canada.