Le secrétaire-général sortant de la Francophonie, Abdou Diouf, présente la nouvelle secrétaire-générale de l'organisation, Michaëlle Jean.

Michaëlle Jean élue secrétaire générale de la Francophonie

L'ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a été nommée dimanche, au Sénégal, secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie.
Choisie par consensus et non par élection, Mme Jean exercera un mandat de quatre ans, renouvelable, à la tête du regroupement des pays ayant le français en commun.
Michaëlle Jean, âgée de 57 ans, gouverneure générale de 2005 à 2010, était parmi les cinq candidats à la succession d'Abdou Diouf, qui conclut un mandat de 12 ans à la tête de l'OIF.
Jean Claude de l'Estrac, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Ile Maurice, s'était présenté comme le compromis de l'Afrique. Selon M. de l'Estrac, âgé de 66 ans, l'élection possible de Mme Jean rompait l'équilibre exigeant que la fonction de secrétaire général soit exercée par un ressortissant d'un pays africain.
Henri Lopes, ambassadeur du Congo à Paris, a affirmé dimanche que les règles entourant le choix du secrétaire générale devraient être revues. L'âge de M. Lopes, 77 ans, semblait un handicap à sa candidature.
Par communiqué, le premier ministre Stephen Harper a tenu à féliciter Mme Jean, vantant «ses impressionnantes qualifications et sa vaste expérience». Selon M. Harper, Mme Jean «saura incarner le renouveau et la modernité dont a besoin la Francophonie du XXIe siècle et être à l'écoute des chefs d'État et de gouvernement ainsi que de leurs citoyens». Il dit avoir «hâte de travailler avec la nouvelle secrétaire générale sur les engagements pris à Dakar».
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'est également réjoui de l'arrivée de Mme Jean au secrétariat général de la Francophonie. Selon lui, Mme Jean incarne une vision moderne, jeune et dynamique de la Francophonie et «elle saura donner un nouvel essor à l'espace francophone en mettant de l'avant l'importance des échanges économiques entre les États membres».