La nouvelle du meurtre de la petite Rosalie Gagnon avait ému la population. L’adresse de l’avenue où a été retrouvé le corps de la petite Rosalie était devenue le point de rassemblement pour tous ceux qui souhaitent saluer la mémoire de l’enfant.
La nouvelle du meurtre de la petite Rosalie Gagnon avait ému la population. L’adresse de l’avenue où a été retrouvé le corps de la petite Rosalie était devenue le point de rassemblement pour tous ceux qui souhaitent saluer la mémoire de l’enfant.

Meurtre de la petite Rosalie: l’enquête publique du coroner attendue

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
L’enquête publique du coroner nous permettra d’en savoir plus sur les circonstances entourant le décès de la petite Rosalie Gagnon, notamment quant à la responsabilité de la DPJ et de la Maison Marie-Rollet. La date et le lieu des audiences n’ont toutefois toujours pas été fixés.

Au Bureau du coroner, on nous dit que ces informations devraient être connues et rendues publiques «très bientôt». 

La coroner en chef du Québec, Me Pascale Descary, a ordonné en mai dernier la tenue d’une enquête publique pour faire la lumière sur les causes et les circonstances du décès de Rosalie Gagnon. C’est la coroner Me Géhane Kamel qui a été désignée pour présider l’enquête. Elle sera assistée dans cette tâche par Me Dave Kimpton, procureur aux enquêtes publiques.

Dans un communiqué diffusé le printemps dernier, le Bureau du coroner indiquait que Me Kamel avait amorcé sa préenquête «afin de bien documenter son dossier». Il n’a pas été possible mercredi d’obtenir quelque détail sur cette préenquête.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a mené sa propre enquête, dont certains pans ont été dévoilés en mai 2019. Le rapport complet n’a pas été rendu public «en raison de la nature confidentielle de certains éléments». 

La CDPD a conclu que «l’incompréhension des rôles et mandats respectifs de la DPJ et de la maison d’hébergement [Marie-Rollet] a occasionné des problèmes de transmission d’informations essentielles à la protection» de la petite Rosalie. 

La Commission a dit avoir pris acte de la mise sur pied d’une table de concertation régionale à laquelle participent la DPJ et les maisons d’hébergement, dont les objectifs sont notamment de démystifier le travail de la DPJ et de mieux définir les rôles et les besoins de chacun. 

Pas de commentaires

La Maison Marie-Rollet n’a pas voulu revenir mercredi sur le cas d’Audrey Gagnon et de la petite Rosalie. 

Dans un communiqué diffusé peu de temps après le drame, les responsables de la maison d’hébergement avaient assuré avoir rapidement informé «les autorités appropriées» de l’expulsion de la jeune mère et de sa fille, cinq jours avant la découverte du corps de celle-ci. Elles avaient également précisé qu’Audrey Gagnon «se dirigeait chez un membre de son réseau social pour la soirée [du 12 avril 2018] en attendant une place dans une autre ressource».

Audrey Gagnon a été hébergée pendant un mois à la Maison Marie-Rollet. Elle vivait jusque-là avec sa mère et sa fille dans un logement du HLM Bourlamaque, dans le quartier Montcalm. Elle avait été admise avec la petite Rosalie à la maison d’hébergement après que sa mère eut fait une psychose.  

Au CIUSSS de la Capitale-­Nationale, de qui relève la DPJ, on refuse également de commenter le cas particulier de Rosalie Gagnon et de sa mère pour des motifs de confidentialité. La porte-parole Annie Ouellet nous a simplement mentionné que la DPJ collaborera à l’enquête publique du coroner et qu’elle suivra les recommandations qui en découleront, s’il y a lieu. 

Mme Ouellet a par ailleurs précisé que la DPJ de la Capitale-Nationale présentera la semaine prochaine (les 17 et 18 mars) ses recommandations à la Commission Laurent «afin d’améliorer les services offerts aux jeunes en difficulté et leurs familles».

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