Antoine Sylvain-Martineau

Meurtre de Jean-Pierre Rioux: Sylvain-Martineau à l’ombre pour au moins 18 ans

Le Beauportois Antoine Sylvain-Martineau a été condamné jeudi à une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 18 ans. Le jeune homme de 24 ans avait plaidé coupable le mois dernier à une accusation réduite de meurtre au second degré d’un collègue de travail, le Gaspésien Jean-Pierre Rioux, 63 ans.

En juin 2017, Antoine Sylvain-Martineau et Jean-Pierre Rioux travaillaient à la même quincaillerie de Lotbinière. Rioux vivait une partie de l’année à Nouvelle, en Gaspésie, et durant les mois d’hiver, chez des amis et chez l’oncle d’Antoine Sylvain-Martineau. Les disputes étaient nombreuses entre le jeune homme de 24 ans et le Gaspésien, le premier estimant que M. Rioux «nuisait à sa réputation et salissait son nom», selon le résumé fait à la Cour par la procureure de la Couronne, Me Sarah-Julie Chicoine.

Dans la nuit du 16 au 17 juin, Antoine Sylvain-Martineau a abattu Jean-Pierre Rioux d’un coup de feu à la tête. Il a enterré le corps sur une terre à bois à Saint-Apollinaire, et s’est débarrassé de l’arme, du téléphone cellulaire et du véhicule de sa victime.

Aveux

L’état mental de Sylvain-Martineau, insomniaque et en proie à des crises de panique, s’est par la suite dégradé, au point où sa mère a contacté les services d’urgence le 2 juillet. À l’arrivée des policiers au logement de Beauport, le jeune homme est tombé tête première dans l’escalier. Il a été conduit à l’hôpital, où il a spontanément confié à l’infirmière du triage avoir commis un meurtre. 

Après ses aveux, le jeune homme a conduit les policiers jusqu’à la terre à bois de Saint-Apollinaire, puis leur a montré l’endroit boisé où il avait enterré le corps de M. Rioux. Sans la confession d’Antoine Sylvain-Martineau, il aurait été presque impossible de solutionner la disparition du Gaspésien, rapportée le 30 juin par ses proches, selon la poursuite.

L’expertise psychiatrique commandée par l’avocat de défense Me Dominic Bouchard a révélé qu’aucun problème de santé mentale n’était venu altérer la responsabilité criminelle du jeune homme, qui a déjà été condamné pour des crimes plus mineurs de fraude à l’identité, recel et trafic de stupéfiants. Avec Isabelle Mathieu