La précarité d’emploi des travailleurs du réseau des bibliothèques de Québec est un des points majeurs en litige.

Menace de grève dans le réseau des bibliothèques de Québec

Les travailleurs du réseau des bibliothèques de Québec, employés par l’Institut canadien, ont voté dimanche pour une grève générale illimitée qui pourrait être déclenchée en mars.

Les moyens de pression suggérés ont été acceptés dans une proportion de 90 %. Les négociations commencées il y a deux ans pour le renouvellement du contrat de travail des 211 syndiqués, affiliés aux Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), sont dans l’impasse.

La précarité d’emploi est un des points majeurs en litige. «Nous voulons la création de 50 postes à temps complet», explique le négociateur Martin Daudelin. «Le nombre d’heures attribuées à une majorité de travailleurs fragilise leur situation économique», précise-t-il.

Au fil des ans, il y a eu des départs à la retraite de personnel à temps plein puis des embauches à temps partiel. «Les gens travaillent quelques heures seulement et doivent être sur appel quasiment en tout temps», ajoute M. Daudelin.

Conditions de travail

Ce dernier dénonce la disparité des conditions de travail qui existe entre les syndiqués de l’Institut canadien, sous-traitant de la Ville de Québec, et les cols blancs à l’emploi de la Ville, alors que les deux exercent le même type d’emploi dans le réseau des bibliothèques.

Les moyens de pression pourraient commencer le 5 mars. M. Daudelin ne veut pas empêcher les cols blancs de travailler. Cependant, il considéra comme un briseur de grève tout col blanc qui sera déployé dans une bibliothèque où le personnel de l’Institut canadien sera en grève. Les TUAC comptent aussi ériger des piquets de grève.