Le nom Parc Maman-Luc a retenu l’attention du jury. La Matanaise Albina Fortin-Tremblay, connue affectueusement sous le sobriquet de Maman-Luc, a élevé 84 enfants en famille d’accueil, en plus de ses neuf enfants.

Matane obtient le Mérite en toponymie

MATANE — Le Parc Maman-Luc ou l’Aéroport Russel-Burnett sont autant de noms de lieux qui ont marqué l’histoire de la Ville de Matane et qui ont charmé le jury du Mérite en toponymie 2019, décerné par l’Office québécois de la langue française.

Lors du gala des Mérites du français, qui s’est tenu lundi soir à Montréal, la Commission de toponymie a aussi souligné le travail exemplaire de cette municipalité du Bas-Saint-Laurent pour son travail exemplaire en matière de désignation des lieux.

Matane poursuit cette démarche depuis plusieurs années. Ses choix de noms sont guidés par un souci de mettre en valeur l’esprit des lieux. Les nouveaux noms de parcs ont notamment été sélectionnés pour rappeler le souvenir de certaines personnes qui ont façonné, à leur façon, l’histoire de la ville. Les noms de lieux de Matane respectent les règles édictées par la Commission de toponymie, tant et si bien que chacun de ces noms présentés jusqu’à maintenant auprès de l’organisme a reçu un avis favorable d’officialisation.

«Démarquée»

Selon la Commission, «la Ville s’est particulièrement démarquée auprès du jury, cette année, en honorant la mémoire de nombreuses femmes remarquables, comme Elspeth Russel, dont le nom se retrouve dans le toponyme Aéroport Russell-Burnett». Cette dame est la seule Québécoise à avoir piloté des avions au sein de l’Air Transport Auxiliary pendant la Seconde Guerre mondiale et l’unique femme à avoir été intronisée au Panthéon de l’air et de l’espace du Québec.

Le nom Parc Maman-Luc a aussi retenu l’attention du jury. Albina Fortin-Tremblay, connue affectueusement sous le sobriquet de Maman-Luc, a élevé 84 enfants en famille d’accueil, en plus de ses neuf enfants. En donnant le nom de l’un de ses parcs à cette Matanaise, la Ville fait rayonner le rôle des femmes dans l’évolution de la municipalité.

Il en est tout autant du parc Mélanie-Joncas, qui vise à rendre hommage à cette enseignante qui, lors de la Première Guerre mondiale, a fondé la première section de la Croix-Rouge à Matane. «Ces noms attribués à des lieux matanais permettent de reconstituer la grande histoire de la ville, une histoire que l’on peut prendre plaisir à revivre en parcourant ces lieux porteurs de souvenir, indique la Commission de toponymie par voie de communiqué. Ainsi, la Ville de Matane a su mettre en valeur avec brio la richesse de son patrimoine toponymique et historique.»

Le maire de Matane ne cache pas sa fierté. Il en a profité pour saluer le travail des membres du comité de toponymie de la Ville de Matane. «Tous les membres actuels et passés ainsi que les membres des conseils municipaux précédents ont participé à ce processus avec rigueur, curiosité et diligence, a reconnu Jérôme Landry. Je les remercie pour cet héritage historique important légué aux générations futures de Matanais et de Matanaises.»