L'ISQ a constaté que les mariages entre conjoints de même sexe est davantage une affaire de gars. En 2016, on dénombre 349 mariages masculins contre 327  mariages féminins.

Mariages en baisse... sauf chez les couples de même sexe

Autre temps autres moeurs. Alors que les mariages entre conjoints de sexe opposé ont continué de diminuer au Québec l'an dernier, les mariages homosexuels ont connu une augmentation, révèle un bulletin de l'Institut de la statistique du Québec publié mardi.
Globalement, le nombre de mariages célébrés dans la province a légèrement diminué en 2016 par rapport aux années précédentes, passant d'environ 22 450 en 2014 et 2015 à moins de 22 000 en 2016, selon les données provisoires compilées par l'Institut. 
Chez les conjoints de sexe opposé, ce sont quelque 600 mariages de moins qu'en 2015 qui ont été célébrés l'an dernier (21 273 en 2016 contre 21 841 en 2015). En revanche, le nombre de mariages entre conjoints de même sexe, autorisés depuis 2004, a connu une hausse d'environ 13%, passant de 600 en 2015 à 676 en 2016. Ce nombre est le plus élevé depuis le pic de 2006 qui a suivi l'autorisation des mariages homosexuels, note l'Institut. 
Pour le Conseil québécois LGBT, cette hausse pourrait s'expliquer, du moins en partie, par la volonté des conjoints de même sexe de protéger leurs acquis, eux qui ont lutté pendant des années pour faire reconnaître leurs droits. 
«C'est peut-être une façon de s'assurer que leurs droits soient respectés. Le fait que leur mariage soit reconnu légalement leur confère une certaine protection», avance la porte-parole, Alex Dubois. 
L'Institut constate par ailleurs que les mariages entre conjoints du même sexe sont davantage une affaire de gars qu'une affaire de filles, alors qu'on a dénombré en 2016 349 mariages masculins contre 327 mariages féminins. 
On se marie plus vieux
Par ailleurs, si le mariage est moins fréquent que par le passé, il est aussi plus tardif. En 2016, l'âge moyen au premier mariage était de 33,4 ans chez les hommes et de près de 31,9 ans chez les femmes. Dans les deux cas, il s'agit d'une hausse d'environ huit ans depuis le début des années 1970.
Enfin, sans grande surprise, la part des mariages religieux a poursuivi sa baisse au profit des mariages civils. En 2016, la part des mariages célébrés par un ministre du culte s'établissait à 42 %, comparativement à 71 % en 2002.
Les mariages célébrés par une «personne désignée», qui inclut entre autres un ami ou un membre de la famille du couple, continuent de gagner en popularité depuis leur autorisation en 2002, note encore l'Institut. En 2016, ils représentaient plus d'un mariage sur quatre (28 %) unissant des conjoints de sexe opposé. Cette proportion surpasse celles des unions officialisées par un greffier au palais de justice ou par un notaire, qui est de 15 % chacune. Chez les couples de même sexe, la part des mariages célébrés par une personne désignée s'élevait à 43 % en 2016.